Pulp revient avec « Spike Island » et un nouvel album intitulé « More », et non ce n’est pas une blague de Jarvis

Tu t’étais enfin résigné·e à ne plus jamais entendre de nouveau morceau de Pulp ? À ranger ta chemise à pois et ton amertume dans la boîte à souvenirs des années Britpop ? Raté. Pulp est bel et bien de retour, avec un single Spike Island en éclaireur et un nouvel album prévu pour le 6 juin 2025. Le titre de ce dernier ? More. Parce que quand c’est bon, il en faut plus, baby.

Un comeback sans IA (ou presque)


Le morceau Spike Island a déjà son clip, réalisé par Jarvis Cocker himself, qui s’est amusé avec une IA générative. Il a balancé dedans des photos du groupe époque Different Class, transformées en rêveries hallucinées façon musée de cire sous acide. Mais niveau musique, il rassure : c’est du 100 % humain. Pas de robot derrière la basse ni d’algorithme qui tente de deviner ce qu’aurait fait Steve Mackey. D’ailleurs, l’album lui est dédié.

Un son enregistré vite et bien


More a été enregistré en trois semaines dans le studio londonien Orbb, sous la houlette du très demandé James Ford (Arctic Monkeys, Depeche Mode, s’il ne fallait citer que ceux la). On nous promet des titres fiévreux, élégants, avec ce savant mélange de spleen, de dance cheap et d’ironie sociopolitique typique du groupe. Richard Hawley est là, la famille Eno aussi, bref, c’est un album de vieux sages mais pas pépères.

 Spike Island : la nostalgie en slow-motion


Le single Spike Island n’a pas la hargne de Mis-Shapes, ni l’arrogance de Common People. Il est lent, désabusé, presque en flottaison mais toujours aussi classe. C’est un morceau pour ceux qui regardent leurs souvenirs avec des lunettes fumées et un verre de gin tiède. Jarvis y parle du passé, de culture rave et de choses qu’on ne comprend que longtemps après les avoir vécues. Et franchement, ça touche juste.

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