Quand tu as la flemme

flemme

Il y a des jours où la flemme n’est pas juste un manque d’envie, c’est une entité physique. Elle pèse sur tes épaules comme une chape de plomb, elle paralyse tes membres et transforme la moindre pensée d’activité en une montagne infranchissable. Faire les courses ? Un pèlerinage. Répondre à un mail ? Une thèse de doctorat. Dans ces moments-là, ton seul allié est le temps qui passe, et ton seul ennemi est le réveil. Tu deviens un maître zen de l’immobilité, capable de fixer un mur pendant trois heures sans ressentir la moindre trace d’ennui.

Pour accompagner cette démission volontaire de la société, ‘Et Dieu créa la flemme’ de Java est le doudou musical ultime.

Avec son accordéon canaille et son flow nonchalant, Erwan Seguillon (alias Erwan des Java) dresse le portrait parfait du glandeur magnifique. C’est une chanson qui ne juge pas, elle comprend. Le rythme trottine sans jamais se presser, les paroles célèbrent l’art de ne rien faire avec une poésie urbaine et une autodérision savoureuse. C’est le son idéal pour traîner en jogging informe, se demander si la poussière sous le lit ne ferait pas un bon animal de compagnie, et conclure que, de toute façon, demain est un autre jour. La flemme n’est plus un défaut, c’est un art de vivre.

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