La scène indé, c’est comme un kebab : c’est mieux avec salade, tomate, oignons, olives et carottes rapées. Voici trois groupes et leurs singles à savourer d’urgence : The Big Moon, Ken Ate My Homework et Beguiling Junior
The Big Moon et F.O.R.E.V.E.R
F.O.R.E.V.E.R des anglaises de The Big Moon est extrait de l’album du même nom qui sortira le 30 octobre prochain chez Fiction Records (le label qui a sorti the cure) rien que ça. « F.O.R.E.V.E.R » est une pépite pop rock, portée par des chœurs très doux. J’adore la voix de la chanteuse, Juliette Jackson : elle a un charme fou. Le groupe explique : « F.O.R.E.V.E.R consiste à comparer l’interdépendance de tout dans l’univers avec nos petites vies ici sur terre, et à se rappeler que, si petite que vous vous sentiez, vous avez toujours un effet. » En gros, on est pas grand chose dans l’univers, alors ne vous prenez pas la tête et écoutez la voix classe de Juliette.
Ken Ate My Homework et « Consequences »
Je ne sais pas vous, mais moi, rien que le nom de Ken Ate My Homework, je trouve ça génial. On imagine tout de suite la scène : un gamin, un cahier d’exercices en miettes et un chien (ou un Ken, allez savoir) avec une mine très peu repentante.
Derrière ce pseudo se cache la moitié du duo électro TIBASKO. Il vient de signer chez Another Rhythm Records pour un nouveau projet, et voici le premier single : Consequences. Le morceau repose sur un sample d’un titre brésilien de 1973. et le résultat est une new disco ultra addictive et pétillante, de celles qu’on passe en boucle sans s’en rendre compte, un sourire idiot collé au visage. Le genre de titre qui transforme ton salon en dancefloor, même un mardi soir.
Et puis il y a les cuivres qu’il a ajoutés par-dessus. Ils sont tellement chauds et joyeux que j’ai immédiatement pensé à ceux des Douze Travaux d’Astérix. Je ne sais pas si c’est voulu, mais pour moi, c’est un compliment.
Beguiling Junior et « pump that stuff »
Beguiling Junior, c’est le duo réuni à la scène comme à la ville par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK). Ils viennent de sortir leur EP First Cut, un concentré pop-rock complètement barré. Parmi les pépites du disque, on retient le génial « Pump That Stuff ». Ce n’est pas forcément le single mis en avant, mais peu importe : l’essentiel, c’est que le morceau soit arrivé jusqu’à nos oreilles. On y entend la voix douce de Kaya répéter le titre comme un mantra sur une mélodie faussement calme pendant que des explosions de riffs rageurs ne viennent nous cisailler les tympans épisodiquement.



