Imaginez un soir, quelque part dans le sud sauvage du Pays de Galles, une scène à peine illuminée, saturée de sons aussi rugueux qu’une descente de montagne en roue libre. Au centre, Rhys Davies – la bête de scène, mi-prophète punk, mi-poète de comptoir – déchire l’espace de ses vocaux tranchants comme une lame de rasoir. Les Brass Bambees sont là, et leur mission est claire : vous attraper par les tripes et ne plus vous lâcher.
Les Brass Bambees t’emmène à la poursuite du grand lapin blanc avec « unlucky rabbit »
Le groupe est une machine très bien huilée, une sorte d’orchestre punk rock à la fois désordonné et parfaitement coordonné, où chaque musicien joue sa partition comme si c’était la dernière. À la guitare solo, Ainslee Rees balance des riffs qui vous secouent comme un vieil ampli maltraité. Jamie Thomas, le guitariste rythmique, et Sofia Reffell à la basse tissent ensemble un mur de sons, pendant qu’Owen Evans martèle sa batterie avec une précision et une énergie dignes d’un boxeur en plein match.
Les influences sont là – du punk sale des clubs enfumés, du post-punk nerveux, du rock indé de qualité qui refuse de vieillir, et du garage qui ne s’est jamais lavé des années de sueur. Mais au-delà des genres, c’est une énergie brute, une fièvre contagieuse qui fait sauter les corps et hocher les têtes dans un déluge sonore, irrésistible et inarrêtable. Et pour vous démontrer que j’ai raison, comme d’habitude, c’est assez simple. Appuyez sur play et écouter bien fort « Unlucky Rabbit », leur dernier single
Le clip a été tourné et réalisé par Bradley Scott. Il est évident qu’aucun lapin n’a été blessé ou touché pendant le tournage. Cependant il est clair que le lapin est un poil malchanceux. Et pour le mouton, et bien je ne sais pas.