Vektor, les envolées lyriques spatiales

Le jour où j’ai combattu des hordes d’aliens énervés

Un jour au milieu d’un stade en Slovénie, le cerveau assez embrumé, il faut le dire, on m’a fait re-découvrir Vektor.
Une semaine de concerts en plein air et c’est le son d’une petit enceinte bluetooth (répondant au doux nom de “taco dual”) qui m’a le plus marquée.

Recharging the Void, pour moi, c’est la plus belle envolée lyrique qu’on ai écrite en 2016.
L’album entier est d’une technicité sans nom, c’est grâce à ce “thrash prog” que les arizoniens se sont fait connaître, mais quand j’ai envie de retrouver le frisson ressenti, allongée au milieu de nul part en admirant des fractales, je me contente de la trinité Charging the void, Collapse, Recharging The Void.

Loin d’être une fan de thrash, les compos sinueuses et épiques qui frisent parfois kitsch sans y tomber ne me lassent pas. La voix du ricain David Di Santo, acérée, presque acide, peut en rebuter certains, mais c’est le seul groupe pour lequel je demanderai au plus réticent de passer outre afin de prêter une attention particulière à la construction qui m’étonne à chaque écoute, et elles furent nombreuses.

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L’Artwork de Terminal Redux

Vektor te plante au contrôle de son vaisseau, chargé à bloc, et te somme de traverser la galaxie pour atteindre un nirvana intergalactique qui semble inatteignable et désespéré. Ils nous trimbalent aux 4 coins de la galaxie, sans répit, ou presque comme en témoignent les rares moments d’accalmie, au chant clair, sur Collapse ou le break anti-gravité de Recharging The Void.
Dans une belle symétrie, de confuses parallèles, on retrouve le thème du premier morceau en point final glorieux qui englobe l’édification complète de l’album.

Et une fois atteint, la remontée en majeure te laisse admirer l’ampleur du paysage.

Le vaisseau ralenti, s’arrête, tu flottes en admirant les 5 soleils se lever…et on repart dans une course furieuse aux confins de la constellation d’Aquila.

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La Soça, rivière dans la vallée de Tolmin, sous la brume.

Et quand au petit matin, le soleil se levant sur les collines slovènes, on s’est éveillés d’une nuit chargée de voyages spatiaux, on s’est tous un peu sentis à Relic Alshain, regagnant nos tentes comme après avoir vécu les voyages de nos rêves de SF les plus fous.

P.S : je finis cet article le jour où l’on apprend le départ de 3 des membres du groupe (ils étaient 5), bonne continuation les mecs.

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