Menu & News

Anotherwhiskyformisterbukowski Le blog musical qui ne prend pas les enfants du bon dieu pour des canards sauvages

Chroniques à brac par

Torpeur

mercredi 6 novembre 2013 - Commentaire : 0

Accueil » Torpeur

torpeur

Il y a cet instant délicieux où j’oscille entre sommeil et éveil, entre songe et réalité. Où le bout de mes doigts picote, signe que mon corps reprend vie, tout doucement, à son rythme.

Et pourtant, j’ai horreur du matin. Ce passage du temps me déplait. Je trouverai à chaque fois un détail ou une excuse qui m’empêcheront forcément de me lever. Trop de soleil, un peu de pluie, un ciel trop gris. Il fera trop froid, trop chaud, ou bien il sera tout simplement trop tôt.

Mais toi, tu seras déjà debout. Souvent j’ouvre un œil, et je devine ton absence dans le noir. Je ne t’ai pas senti partir ; tu as filé sans bruit et laissé dormir encore la vilaine paresseuse que je suis. J’entends la cafetière qui ronronne, la radio qui chuchote, il y a l’odeur du pain aussi, mais non : obstinée, je m’enroule dans la couette et dans ta chaleur qui demeure dans les draps.

Je resterai noyée dans mon oreiller vert et dans un rêve que j’aurais voulu ne jamais voir finir. Me rendormir, toujours, fuir peut-être, et attendre que quelque chose, ou quelqu’un, vienne me chercher. J’attendrai un baiser sur la joue, une caresse sur la nuque, une main dans mes cheveux ou, plus téméraire, sur ma hanche. Et j’ignorerai toujours la voix suraigüe de mon alarme en colère qui m’ordonne de me tirer du lit. Tout de suite.

Je patienterai simplement, jusqu’à ce que tu me rejoignes.

Vous avez aimé ? Vous aimerez aussi

«

»

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.