Drixxxe – « Sextape » (Vols. 1 à 5) : L’anthologie ultime des BO érotiques et pornographiques vintage

Le genre de la bande originale de film pour adultes des années 1960 et 1970 recèle des trésors d’ingénierie musicale souvent oubliés. Le producteur et digger Drixxxe a accompli un travail d’archivage titanesque à travers sa série de mixs « Sextape », qui compte désormais cinq volumes. Loin des clichés, cette saga sonore est une célébration du groove, de la soul et du funk de l’âge d’or cinématographique. Un avertissement toutefois : l’intégration de samples de gémissements d’époque rend l’écoute strictement interdite au bureau (Not Safe For Work).

Le génie musical du cinéma X des années 60s et 70s

À cette époque, les productions pour adultes disposaient de budgets confortables et faisaient appel à des compositeurs de génie et des musiciens de studio hors pair. À travers ses cinq sélections, Drixxxe réhabilite des partitions magistrales issues de classiques underground :

  • Les pépites Blaxploitation et Sexploitation : Le mix met en lumière des lignes de basse denses et des cocottes de guitare funk mémorables issues de films comme Black Lolita, Summer School ou Aunt Peg.

  • L’érotisme chic européen : Des compositions plus feutrées, orchestrales et suaves, tirées des bandes originales de Madame Claude ou du chef-d’œuvre culte Laure.

  • La culture Grindhouse : Des pépites soul psychédéliques tirées de productions comme Skin Flicks ou Odyssey, où les cuivres et les orgues Hammond dictent un groove implacable.

Drixxxe ne se contente pas d’aligner les pistes ; il crée une narration sonore continue, texturée, qui restitue le grain du vinyle et l’ambiance moite des cinémas de quartier de l’époque.

Et la dernière :

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