Voici un petit recap des 5 nouveautés rock indé qu’ils ne fallaient pas manquer sur le site cette semaine. Et si tu veux la complétude, c’est dans la section musique. Et je te le rappelle, on a une super playlist avec plein de sons. Et en bonus, je te conseille le dernier épisode de notre podcast.
1/ A Place To Bury Strangers : l’autopsie post punk de « Dead Inside »
« Dead Inside » est une plongée clinique dans l’anxiété et la rupture. Techniquement, le morceau refuse tout lissage numérique pour privilégier la surcharge des canaux analogiques. La signature d’Ackermann, construite autour de murs de guitares saturées et d’effets stridents évoquant des bruits de scies industrielles crée une boucle sonore etouffante. La rythmique, lourde et rectiligne, s’aligne sur les codes de la cold-wave et du post punk le plus sombre. Oliver Ackermann explicite la genèse psychologique du titre en y décrivant un entrelacement de « peur, d’obsession, de chagrin d’amour et de rage ». C’est cathartique pour lui, un peu moins pour nous.
2/ Hammok et « Blast Off (Blast Off) Blast Off »
Avec leur single « Blast Off (Blast Off) Blast Off », extrait de leur dernier album « When Does This Place Become Our Scene » paru en juin dernier chez Sargent House, le trio norvégien Hammok confirme son statut de force destructrice de la scène underground européenne. Ce morceau est une véritable décharge d’adrénaline, prouvant que la formation d’Oslo n’est définitivement pas venue pour trier les lentilles.
3/ Sun Room et « Annie »
Les californiens de Sun Room viennent de sortir leur dernier single « Annie » extrait de leur prochain projet qui prendra la suite de « Outta their minds », leur dernier ep sorti en 2023. Ce qui fait la force d’« Annie », au-delà de la voix texturée et légèrement rauque de Luke Asgian, réside dans l’exécution technique des guitares. Le morceau repose sur une arme secrète indispensable au bon rock que j’aime : le choppy riff. Nos amis de Sun room font ça parfaitement dans Annie, allant même jusqu’à tout couper ou presque ce qui fait qu’on entend la voix de Luke sur des moments plus calmes sur les couplets. Il maitrise ainsi l’art des silences et c’est ce que je vais faire maintenant en vous laissant écouter le morceau si ce n’est déja fait.
4/ Bby et « Ur Bedroom »
Les anglais bondissants de Bby viennent de sorti l’excellent « Ur Bedroom » extrait de leur prochain album sobrement baptisé « 2 » qui sortira le vendredi 20 novembre 2026 et qui prendra la suite de « 1 ». La grande force de « Ur Bedroom » repose sur deux coupures chirurgicales au cœur du morceau. Le groupe applique un coup de frein à main total : l’instrumentation se tait instantanément, laissant place à un chœur à l’unisson. Ces breaks capturent l’essence même des débuts d’une histoire d’amour. On y retrouve l’urgence, la fragilité et la naïveté des premiers mots murmurés à deux, loin du bruit du monde. Mais attention à la reprise. Immédiatement après le chœur, le morceau redémarre sur une reprise rock incisive, portée par une guitare aux accents classic rock assumés.
5/ Kozi et « Corossol »
Le collectif mahorais Kozi dont je t’ai déja parlé avec leur single « Wooooo » nous propose une nouvelle dose de douceur chill avec le titre « Corossol » en attend l’album. Corossol nous parle d’une dérive existentielle déguisée en chanson tropicale avec des parasols, des corossols, des nuits chaudes et cette douce-amère sensation d’être un peu perdu. La voix de Sarah est toujours aussi magique. C’est lent, suave, chill. Musicalement c’est un peu comme si tu étais dans un hamac et que tu regardais le soleil.



