Joy Crookes, Royal Blood et Ratbag, trois singles à déguster

Joy Crookes, Royal Blood et Ratbag, trois singles à déguster

La scène indé, c’est comme une pochette surprise : on ne sait jamais sur quoi on va tomber. Voici trois groupes et leurs singles à savourer d’urgence : Joy Crookes, Royal Blood

Joy Crookes et Painkiller, la bonne bo d’Hartley coeur à vif

Joy Crookes a sorti son nouveau single, « Painkiller », en featuring avec Denzel Curry extrait de son futur album Juniper  qui sort le 26 septembre et ca aurait pu être dans la Bo de Hartley coeur à vif. L’instru est très 90’s. Joy nous balance sa voix soul pour nous parler d’une histoire d’amour destructrice. Denzel Curry vient poser un couplet bien chaloupé. Il est probable que tu répètes ce refrain : Marvin on your lips/That painkiller smile / Every time you kick / Forgive you like a child.

 

Royal Blood – Swallow the Bomb, c’est carré

Voici le second single extrait de leur prochain album « Dead Company » qui sortira le 13 novembre prochain. C’est pas très original mais putain qu’est ce que c’est carré. La batterie est trépidante, les power chords envoient du lourd. Parfois, on n’a pas besoin de beaucoup plus.

Après « Ten Over Ten« , sorti en août dernier avec son parfum de désert rock à la sauce Motörhead, Royal Blood remet ça avec « Swallow the Bomb ». Et non, le duo de Brighton n’a pas décidé de réinventer la roue entre-temps. Mike Kerr et Ben Thatcher font ce qu’ils savent faire depuis 2014 : deux mecs, une basse qui sonne comme une guitare électrique, une batterie qui cogne, et zéro fioriture. On appelle ça un cahier des charges qu’on ne trahit pas.
 

 

Ratbag et never put a ring on a lady

Ratbag, c’est Sophie Brown, Néo-Zélandaise, qui construit depuis 2023 un univers bien à elle entre shoegaze, grunge et pop, avec des faux airs de Bowie ou de Pixies filtrés par une esthétique visuelle complètement barrée. Sur « Never Put a Ring on a Lady », elle fait ce qu’elle sait faire de mieux : partir d’un refrain qui semble tout droit sorti d’une radio pop bien sage, puis tout faire dérailler sans prévenir.

C’est ça qui me scotche à chaque écoute. La voix reste ronde, accessible, presque évidente. Mais autour, la structure bouge sans arrêt : un pont qui change de tempo, une respiration qui n’arrive jamais où on l’attend, des couches qui s’accumulent puis se retirent d’un coup. On est plus proche de la mini-scène de film que du couplet-refrain classique. Et malgré ça, rien ne sonne comme un exercice de style gratuit : la mélodie tient toute seule, elle est dense, elle a de la matière. C’est donc de la pop qui se laisse écouter facilement, avec en dessous une écriture qui, elle, ne facilite jamais rien.

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