Tu aimes la musique mais c’est comme pour le vin, tu utilises les termes sans forcément les comprendre. Pas de soucis, on va t’aider et même si tu connais déjà, on t’apprendra peut-être deux ou trois choses.
Après avoir causé du Backeur, ce héros de l’ombre qui évite au rappeur de finir en apnée, on change radicalement d’ambiance. Rangez les micros sans fil, sortez les planches à pédales de la taille d’un porte-avions et baissez la tête. Aujourd’hui, on parle de ceux qui ne quittent pas leurs pompes des yeux : le Shoegaze.
C’est quoi le Shoegaze alors ?
Le terme vient de l’anglais shoe (chaussure) et gazing (regarder fixement). Littéralement : « regarder ses chaussures ».
Pourquoi ? Parce que les mecs qui ont inventé ça à la fin des années 80 (pensez à My Bloody Valentine, Slowdive ou Ride) passaient leur temps à fixer leurs pédales d’effets au sol pour sculpter des cathédrales de bruit. Sur scène, ils avaient le charisme d’une huître en dépression, mais dans les enceintes, ça envoyait du bois et du poney.
Le mode d’emploi
Pour faire du Shoegaze,le principe est simple : tu prends une mélodie pop un peu fragile, tu la passes dans une bétonnière de distorsion, de réverbération et de delay, et tu montes le volume jusqu’à ce que le papier peint se décolle.
Le chant : Il doit être mixé tellement bas qu’on dirait que le chanteur murmure depuis une autre dimension. On ne comprend rien aux paroles, mais on s’en fout, c’est l’intention qui compte.
Le mur de son : On appelle ça le Wall of Sound. C’est pas du bruit pour faire du bruit, c’est une nappe sonore qui te caresse et te gifle en même temps.
Quelques exemples de groupes : SLowdive, My bloody valentine, DIIV, Beach House, Cocteau twins



