Mary in the junkyard sort « New Muscles », un art rock poétique

Mary in the junkyard

Mary in the junkyard ont dévoilé « New Muscles », le troisième single extrait de leur premier album, « Role Model Hermit », attendu le 3 juillet prochain chez AMF Records.

Mary in the junkyard montre les muscles

Le trio anglais nous balance sur ce single un mélange assez étonnant. D’abord, il y a la voix de Clari Freeman-Taylor : enfantine, pure, habitée d’une poésie brute. De l’autre, une instrumentation qui refuse la facilité. Ça frotte, ça gratte, la mélodie est riche, mais flirte constamment avec une tension angoissante, un peu flippante avant de basculer dans un onirisme total. On est loin de la pop calibrée pour les playlists de supermarché ; ici, on sculpte le chaos avec une classe folle. Du coup j’ai décidé que c’était de l’art rock poétique. J’ai tout de suite penser à Truthpaste ou black country new road avec une plus grosse basse. Vous en dites quoi ?

Le groupe sera en france le 5 octobre à la Bellevilloise à Paris. Si tu es dans le coin. Les absents auront, comme d’habitude, de profonds regrets.

Pourquoi Londres tient son nouveau phénomène Art-Rock

Ce n’est pas un secret, la scène londonienne est une machine à laver qui recrache trois nouveaux groupes de post-punk par semaine. Mais avec Mary in the Junkyard, on est loin du copier-coller paresseux des potes de banlieue. Le trio s’est forgé une réputation solide comme du béton sur les planches du Windmill Brixton, le mythique club qui a vu éclore Black Country, New Road ou Shame.

Porté par Clari Freeman-Taylor, le groupe propose un art-rock ultra-habité, presque théâtral, qui refuse de choisir entre la violence d’une distorsion cradingue et la fragilité d’un violoncelle plaintif. Signés chez les dénicheurs de pépites de Partisan Records (le label de Fontaines D.C. et IDLES), ils imposent une poésie brute, un chaos organisé qui rappelle les grandes heures de PJ Harvey ou de Sonic Youth. Ne cherchez pas de compromis ici, le trio cherche l’accident musical, celui qui fout les poils et bouscule le confort des playlists trop lisses. Un premier EP chaotique et indispensable.

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