Après avoir frappé fort avec When I Leave et nous avoir mis l’eau à la bouche avec Scour, voici enfin l’ep The hedonist qui nous arrive dans les oreilles.
Vous allez me dire : « t’es mignon mais 3 titres sur quatre, tu les as déja partagé ». Oui c’est vrai mais d’une part, rien que pour « Entertainement » , un morceau qui te laboure le cerveau avec une précision chirurgicale, ça vaut le coup et d’autre part, c’est toujours intéressant d’avoir un projet dans son ensemble, dans sa cohérence. Et de cohérence le groupe n’en manque pas.
Paranoïa digitale et tension électrique
L’EP s’articule autour d’un thème qui nous parle : notre relation toxique à la technologie. Et pour le dénoncer avec ardeur, le groupe ne fait pas de copier/coller. Les quatre titres ont la même intensité mais pas la même construction. Parfois plus calme, parfois en spoken word, parfois avec du chant avec quelques nuances d’indus. Le son est à l’image du propos : claustrophobe, répétitif, presque étouffant. C’est du post-punk qui a bouffé du hip-hop pour la structure des paroles.
The Hedonist, c’est la bande-son de ta paranoïa quand tu réalises que ton téléphone en sait plus sur toi que ta propre mère.



