La scène indé, c’est comme une moule frites : on ne sait jamais sur quoi on va tomber (enfin si, des moules et des frites). Voici trois groupes et leurs singles à savourer d’urgence : Rise Of The Northstar, chest. et Guu
Rise Of The Northstar et Nerv(e)
Les parisiens de Rise Of The Northstar ne veulent pas qu’on les oublie. Ils nous sortent donc « Nerv(e) » extrait des sessions d’enregistrement de leur album Chapter 04: Red Falcon Super Battle! Neo Paris War!!, paru en novembre 2025. « Nerv(e) » ne déroge pas à la règle : ça tape, ça groove, ça part dans tous les sens avec cette énergie de gamin qui a trop regardé d’animés en écoutant trop de Madball. Le genre de titre qui va décoller le papier peint à motif petits lapins de la chambre d’ado, façon de parler mais on est chez nous, alors on le dit comme ça.
chest. et I’m Proud, le calme après la rupture
Les parisiens de chest. dévoilent « I’m Proud », titre qui clôture leur premier album à paraître le 16 octobre. On les connaissait speedés, nerveux, presque hargneux. On sort totalement des précédents singles. Exit le tempo qui claque, exit les refrains taillés pour le pogo : « I’m Proud » ralentit tout, étire tout, laisse de la place au silence entre les notes. C’est plus atmosphérique, plus mélancolique, le genre de titre qu’on écoute seul, tard, plutôt qu’en concert collé à d’autres corps en sueur.. Il parle du post rupture quand tu te demandes ce que tu as fait de mal et quand tu essaies de surmonter tout ça. C’est un terrain que beaucoup de groupes post punk évitent parce que ça manque de rage, justement et c’est peut-être ça qui rend le geste intéressant : chest. referme son disque non pas sur un poing levé, mais sur un aveu de vulnérabilité.
GUU – SNAKEY, psyché rock foutraque
On écoute « Snakey » des bordelais de Guu, extrait de l’album NO SAUCE qui sort le 13 novembre chez À tant rêver du Roi et Flippin Freaks. Alors c’est très précis mais j’adoire la montée de guitare qui commence à 1;12 environ et qui nous embarque dans un pogo psyché rock de qualité. Côté fond, le morceau tape sur la ploutocratie et sur cette bonne vieille envie de renverser la table, un classique, certes, mais toujours bon à rappeler quand c’est bien envoyé. La filiation avec les rois du genre, King Gizzard and the Lizard Wizard, est évidemment bien présente, et franchement, ça fait plaisir de voir ce son porté aussi bien par chez nous. Rendez-vous le 13 novembre pour l’album complet.



