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Creed de Ryan Coogler un spin off de Rocky qui a le punch d’antan…

samedi 16 janvier 2016 - Commentaire : 0

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Rocky Balboa… Un nom qui sonne aux oreilles des cinéphiles et de boxe comme un hymne à la combativité et à la nostalgie. Rocky Balboa ce boxeur au grand cœur, aux yeux de cocker et à la gueule en biais. Ce personnage fictif campé et crée par un Sylvester Stallone à la recherche de gloire Hollywoodienne. Cet homme que nous avons vu vieillir, gagner, perdre, sombrer et revenir est de retour, mais cette fois ce n’est pas sur lui que l’on va se concentrer car ce film ne s’appelle pas Rocky 7 mais Creed.

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Creed ce nom est aussi légendaire que celui de Balboa c’est celui de son ancien Némésis et meilleur ami Apollo Creed décédé dans le quatrième opus de la célèbre franchise. Ce nouvel opus n’en est en fait pas un, c’est un spin off de Rocky centré sur le fils d’Apollo Creed. Nouveau boxeur pour une nouvelle génération. Si l’idée pouvait à l’annonce du projet paraître un peu tirée par les cheveux, le résultat reste cependant fort louable.

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L’histoire : Adonis Johnson n’a pas connu son père, le célèbre boxeur Apollo Creed qui l’a eu lors d’une aventure extra conjugale, décédé peu de temps avant sa naissance. Adonis a un bon job stable et de l’argent, mais ne rêve que de boxe. Lorsqu’il se rend sur le lieu où son père a jadis affronté Rocky Balboa. Adonis Il n’a qu’une idée en tête être coaché par Rocky et se faire un vrai nom à lui.

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Si le script est d’une simplicité déconcertante, il permet cependant et avec brio de retourner aux bases qui ont fait le succès du Rocky original. Si il caresse le spectateur et le fan de l’étalon Italien dans le sens du poil, il parvient a ne pas uniquement se baser sur la nostalgie et nous offre une vision neuve et nerveuse du parcours initiatique d’un jeune homme en proie a ses doutes et ses rêves. Mais Creed ne serait pas la réussite qu’il était si il ne faisait pas la part belle à Rocky qui une fois de plus est interprété par un Sylvester Stallone toujours aussi attachant dans le rôle du vieux boxeur fatigué qui va entrainer le fils de son ancien adversaire. Ici Rocky devient Mickey et Stallone après sa magistrale performance de Rocky Balboa le 7 ème opus replonge avec plaisir et émotion dans la peau de ce gros nounours aux poings d’acier et mérite réellement l’Oscar du meilleur second rôle qui à mon avis comptera aussi pour l’ensemble de sa formidable carrière pourtant si dénigrée dans notre snob hexagone qui l’a toujours comparé à certains de ses personnages alors que c’est un homme de culture, de gout, un excellent acteur de la grande époque et un fin scénariste. La réalisation cette fois ci a été confié au jeune Ryan Coogler pour qui c’est le second film, le jeune homme fanatique absolu de la franchise d’origine a fait des pieds et des mains pour mettre en place ce projet et convaincre Stallone de rempiler à prés de 70 ans. Et le jeu en vaut réellement la chandelle car Creed est un film percutant, émouvant et qui rend un bel hommage au personnages crées par Stallone en 1977. Cette fois çi le film n’est pas écrit par ce dernier, mais par le jeune Coogler lui même qui manie aussi bien la plume que la réalisation et qui nous offre des séquences de combats impressionnantes. La sueur et le sang giclent sur le ring et la caméra s’affole autant que le spectateur. Si Rocky n’est pas là pour se prendre des coups ou en donner c’est le jeune Michael B Jordan qui s’en charge et reprend le flambeau dans un registre diffèrent de son prédécesseur, mais au final toujours aussi touchant et attachant.

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Dans Creed tout fonctionne, les enjeux sportifs, affectifs, amoureux sans pour autant sombrer dans les clichés gnangnan. La mise en scène est classique, mais nerveuse et inspirée. La musique de Ludwig Goransson est un bel hommage aux partitions enlevées de Bill Conti. Au finish si Creed ne brille pas par son originalité, il est l’un des meilleurs épisodes de la franchise et nous permet de retrouver ce personnage formidable qui a bercé notre enfance et notre jeunesse entre ses gros gants rouges. Pas forcément de passages cultes dans cet opus, mais de jolis et sobres hommages à ceux qui ont rendu l’original aussi unique. Sans être le chef d’oeuvre qu’était le premier opus ce spin off est une belle réussite qui ouvre à toute une nouvelle génération l’univers si humain de ce boxeur hors du commun.

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