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Ne coupez pas ! / The Laughing Dead

lundi 17 juin 2019 - Commentaire : 0

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Sorti le même jour que le dernier Avengers, cet ovni japonais réalisé avec l’équivalent du budget costumes de Hulk s’avère tout aussi fun, voire plus.

Alors qu’ils filment une série Z (avec un Z comme Zombie), une équipe de tournage se fait attaquer par de vrais infectés. Le réalisateur hystérique donne un seul mot d’ordre: “Ne coupez pas la caméra !”.

Prouesse technique, film dans le film, comédie familiale : “Ne coupez pas !” est tout ça à la fois. Décryptage en 3 temps.

One Cut of the Dead

Passée la première morsure, on bascule vite dans le grotesque. Des acteurs qui meublent pour faire monter le suspense, des morts-vivants re-morts puis re-vivants, des effets de zoom très kitsch, et même la caméra qui tombe par terre. Bref, on est loin de “Birdman”, mais on a quand même un vrai plan-séquence de 37 minutes.

Cette entrée en matière est déjà suffisamment nanardeuse pour être recommandable, mais à 10€ la place, je comprends qu’il t’en faille plus. Et là tu peux me faire confiance aveuglément, ou bien tu lis la suite mais attention: SPOILERS.

Be Kind Rewind

Figure-toi que tout le monde jouait la comédie, réalisateur et zombies compris.

Je joue mal euu! Les nuls l'intégrule
Je joue mal euh

Il s’agissait d’une commande du nouveau network The Zombie Channel. Pour faire exploser l’audimat, les producteurs amusés veulent du sensationnel. Ils réunissent une bande de bras cassés pour tourner un vrai-faux plan-séquence en direct. Oui, ça devient compliqué, mais plus tu as mal à la tête, plus tu vas rire. Tu vas voir.

Tout ce petit monde va donc tourner “One Cut of the Dead”, le film qu’on a vu au début.
Il y a le réal (pas du tout relou en vrai, mais plutôt dépassé), l’actrice principale (pas si nunuche)… On découvre aussi les membres de l’équipe technique, notamment la gentille fille du réal qui veut participer à l’affaire, et l’assistante caméra à qui on ne laisse rien faire.
Ce passage est sympa mais c’est aussi le ventre mou du film, pas léger léger avec son humour pipi caca et son ésthétique téléfilm.

La trouvaille géniale, c’est qu’on continue en flashback avec le (faux) making-of de ce plan.

The Disaster Artist

Et là, tout fait sens. Les erreurs, les ratages, les dialogues ENAURMES entendus au début sont revécus en direct, mais cette fois sous le prisme d’une création ciné toute-puissante, et que rien ne peut arrêter.

Don't stop me now

On en vient à se demander s’ils vont réussir à tourner ce plan-séquence, alors même que nous avons vu le résultat en début de film. Comme tous les grands films, il n’y a pas de mots pour décrire véritablement l’expérience que tu vas vivre, sache juste que la “suspension of disbelief” fonctionne à fond, et que c’est tordant. C’est aussi un hommage féministe (!) au joyeux bordel que sont tous les plateaux de tournage.

4 salles pour la région parisienne, et même pas 10 dans toute la France. C’est trop peu pour ce film-guérilla qui a fracassé le box-office nippon et rapporté 1000 fois son budget. Courez comme des zombies voir ce film dès que vous le pouvez.

NB: Il repasse au MK2 Bibliothèque dans le cadre du festival Les Saisons Hanabi.

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