Atlas Rotas – « De l’Achinons » : l’orfèvrerie nu-disco et l’élégance instrumentale de la French Touch

Atlas Rotas – « De l'Achinons » : l'orfèvrerie nu-disco et l'élégance instrumentale de la French Touch

Dans la galaxie de la pop indépendante française, les musiciens de L‘Impératrice ont prouvé qu’ils maîtrisaient l’art du groove et de la sophistication harmonique comme personne. Sous l’entité Atlas Rotas, le claviériste et compositeur Charles de Boissezon (co-fondateur du groupe) explore une facette purement instrumentale et cinématographique avec le titre « De l’Achinons ». Une pièce d’orfèvrerie sonore qui synthétise le meilleur de la nu-disco, de la space-pop et de la French Touch moderne.

Une architecture sonore analogique portée par le groove spatial

La force de De l’Achinons réside dans son exigence de production. Loin des banques de sons numériques interchangeables qui saturent la pop grand public, Atlas Rotas privilégie une approche organique et vintage :

  • L’hégémonie des synthétiseurs vintage : Le morceau est propulsé par des nappes de synthétiseurs analogiques chauds et des lignes de basse synthétique au groove denses, rappelant les bandes originales de François de Roubaix ou de Giorgio Moroder.

  • Des cocottes de guitare ultra-rythmiques : La guitare intervient par strates millimétrées, déroulant des motifs funk ciselés qui s’imbriquent parfaitement dans une rythmique de batterie mid-tempo d’une régularité métronomique.

Cette exécution instrumentale, fine et aérienne, s’affranchit du format chanson traditionnel pour installer une transe pop élégante, digne des plus grands moments de Air ou de Daft Punk à l’époque de Random Access Memories.

 

Comme le disaient The Adicts, ¡Viva La Revolucion!

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