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Before Leaving : rencontre avec le réalisateur Pater/Son

samedi 23 mai 2020 - Commentaire : 0

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J’ai parlé graff, musique et cinéma avec le vidéaste & motion designer Pater/Son.

Before Leaving, c’est la vie avant le départ, celui du graffeur K2 et sa famille pour un nouveau continent. Trois jours avant qu’on soit tous assignés à résidence, Thibault Walthert (alias Pater/Son) mettait en ligne ce film qui relate un rêve d’ailleurs. En une poignée de courts (disponibles sur sa page Vimeo), le réalisateur distille une humanité qui donne envie de voyager. Je l’ai rencontré pour évoquer ses projets passés et futurs.

Charlie : Ce qui me frappe à la première vision de Before Leaving, c’est la proximité que l’on ressent avec K2. Comment vous êtes-vous rencontrés ?

Pater/Son : Kamel (K2) est un ami d’enfance. Nous nous connaissons depuis toujours. Je suis allé vivre à Paris et K2 est resté à Boëge, notre village d’enfance dans les Alpes à côté de Genève. J’ai passé le nouvel an à Boëge, et Kamel m’a demandé si je pouvais faire une vidéo sur lui. Je n’étais pas du tout chaud pour faire une vidéo commerciale classique. Par contre, faire un portrait honnête de K2 et de ses filles m’intéressait. L’idée lui a beaucoup plu. Et on s’est lancé, on a tourné Before Leaving en deux jours début février !

C : Le film fonctionne comme une histoire en soi, mais on a terriblement envie de savoir la suite. Est-il prévu de suivre K2 et ses filles au Canada ?

P/S : La suite de Before Leaving ? Ah ah je ne sais pas, ce n’est pas du tout prévu mais ce serait cool effectivement. On verra quand les vols reprendront mais pour le moment, c’est pas gagné… J’ai déjà le titre en tout cas : After Leaving !

Pater/Son

C : AOW est un blog culturel et avant tout musical, alors j’aimerais bien en savoir plus sur tes choix musicaux. Aussi, je vois sur Vimeo que tu as un travail au long cours avec le sound designer Lucas Ortiz. Peux-tu nous parler de votre collaboration ?

P/S : J’écoute beaucoup de musique… Genre beaucoup ! Et oui j’ai regardé le blog et il y a plein d’articles sur des musiciens que j’adore : The Strokes, Khruangbin, Jamie Lidell. Je suis également un fan de Hank Chinaski donc c’est un honneur pour moi d’apparaître dans vos colonnes !

Pour en revenir à mon travail avec Lucas, nous collaborons beaucoup ensemble car nous travaillons dans la même boîte de prod : 2 heures 56 Productions. Lucas est un musicien et sound designer de talent et j’adore travailler à ses côtés car il comprend très rapidement ce que je veux. En 2019, j’ai d’ailleurs réalisé un clip pour lui. Allez voir, si vous aimez le rap et les ambiances nocturnes colorées !

C : Tes courts-métrages se déroulent tous dans un pays différent. À quel point la notion de voyage est-elle importante pour toi, et dans quelle mesure ces films sont-ils liés ?

P/S : Haram se déroule aux Émirats Arabes Unis et Inverted Cross dans les déserts de Californie et de l’Arizona. On peut vraiment dire qu’ils fonctionnent en diptyque. Il y a dans les deux une figure centrale (le squelette dans Inverted Cross et la femme en burqa dans Haram) qui est répétée de façon systématique et obsessionnelle. Je ne sais pas pourquoi mais c’est un truc qui m’inspire énormément. Et aussi les grands espaces. J’ai une véritable fascination pour les déserts. En fait, peu importe le pays, ce qui me plait ce sont les lieux où l’homme n’est pas présent. Car lorsque l’on place une figure humaine dans un désert, il se passe toujours quelque chose de magique.

C : Ton pseudo a-t-il un lien avec le film de Jim Jarmusch ?

P/S : J’aime le film de Jarmusch car il ne raconte finalement rien d’autre que le quotidien le plus ordinaire, mais en lui donnant une tournure épurée et poétique. Ce film a été la base de mon pseudo. Cela dit, j’ai détourné ce prénom car “Pater” signifie le père en latin et “Son”, le fils en anglais. Il y a une proximité et une distance entre un père et son fils que je trouvais intéressante à mettre en lumière. Mon père est quelqu’un de très important dans ma vie.

Paterson – réalisé par Jim Jarmusch (2016)

C : Enfin, Before Leaving a été mis en ligne juste avant le confinement. Comment s’est passée cette période pour toi ?

P/S : J’ai eu de la chance car j’ai fui Paris. Je me suis retrouvé dans la maison de mes parents en montagne. Donc j’ai pu profiter du grand air et faire des super promenades avec mon chien. Le confinement a été malgré tout une période d’une étrangeté totale. J’en ai quand même profité pour développer mes futurs projets. Notamment un film sur le maire de ma commune qui a déterré seul un château du 11ème siècle qui avait sombré dans l’oubli. Un travail de 20 ans et le résultat est vraiment incroyable. Ce portrait devrait être terminé en septembre 2020. Je projette de l’envoyer à de nombreux festivals spécialisés dans les documentaires. Hâte de vous montrer tout ça !

On a hâte aussi. À bientôt, et merci pour le voyage !

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