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WHISKY OR NOT WHISKY #57 / ENGRENAGES (SAISON 8)

lundi 14 septembre 2020 - Commentaire : 0

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Lancée en 2005, Engrenages est la première création originale Canal + à avoir vu le jour. Quinze ans après, la huitième saison vient conclure ce qui s’inscrit comme étant la grande saga policière de la chaîne cryptée. Clap de fin pour Berthaud, Escoffier et la 2ème DPJ.

Avec cette ultime enquête, c’est tout un pan des grandes séries françaises qui se referme. Durant huit saisons, Engrenages s’est attelé à dessiner une diégèse propre et des protagonistes marquants. Nous nous sommes laissés conquérir par ce monde fait de procureurs et de flics qui ne font pas bon ménage et franchissent souvent la “ligne rouge”.

Servie par un réalisme sans concessions, la série créée par Marine Francou a su développer des canevas scénaristiques prenants, nous obligeant à binger pour suivre des investigations accrocheuses.

Cette dernière affaire vous transportera au cœur de Barbès et de ses mineurs isolés. Une fois n’est pas coutume, c’est donc un sujet sociétal brûlant que vient aborder la série : dans une veine naturaliste, Engrenages vient se frotter à l’actualité troublante des migrants.

Or, c’est bien cette vraisemblance et ce côté brut qui font la grande force de la série. Nous sommes loin des Braquo et autres Pigalle, la nuit, dont la réalisation et les punchlines forcées cherchent à copier un style US.

Dans Engrenages, l’identification se fait dès le début par le biais de personnages touchants. Chez Caroline Proust (Laure Berthaud) ou encore Audrey Fleurot (Joséphine Karlsson), pas de surjeu ni de cabotinage. Il en va de même pour Thierry Godard qui incarne avec justesse le personnage de Gilou. Pour cette huitième saison, nous accorderons également une mention spéciale à Kool Shen qui tient les premiers rôles.

Ainsi, c’est avec une certaine amertume que nous quittons cet univers. Par ses mécaniques d’enchâssement et de construction dramatique, Engrenages proposait plus qu’un style. C’était ici une excellent polar à la française qui venait relever le niveau bien faible de nos productions en la matière.

Nous souhaitons donc bon vent à la 2ème DPJ qui nous a accompagnée pendant ces quinze années. Assurément, ses personnages passionnés – emprunts de fougue et de névroses – vont bien nous manquer dans le paysage audiovisuel. Sans regrets, cette conclusion maîtrisée propulse ce thriller policier sur une apogée aboutie.

J.M.

Engrenages, actuellement sur Canal + et disponible sur MyCanal

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