À la recherche du sample parfait : Martin Circus

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Aujourd’hui dans « à la recherche du sample parfait », on quitte le hip-hop new-yorkais et le funk de Memphis pour aller faire un tour du côté d’un truc que personne n’avoue avoir dans sa vinyl compil de fête de fin d’année : le disco français. Oui, ce disco-là, celui qu’on planque derrière les Bee Gees quand belle-maman arrive.

Martin Circus, des Les Bidasses en vadrouille  au club New Yorkais

En 1978, Martin Circus, groupe français qui avait déjà bourlingué du psyché au rock en passant par la reprise improbable de Barbara Ann des Beach Boys (true story, allez vérifier), sort la bande originale d’un film de la saga des Bidasses, « Les Bidasses en vadrouille » . Rien que ça. Et sur cette BO se trouve un morceau qui va sortir le groupe de l’anecdote franchouillarde pour l’installer dans la légende du dancefloor mondial : Disco Circus. Quatorze minutes. QUATORZE.

Sauf qu’à l’époque, ça tombe pile dans les mains de François Kevorkian, Français exilé à New York qui bosse dans les meilleurs clubs de la ville. Il retaille le monstre, le presse sur le label Prelude, et le morceau finit par tourner au Paradise Garage devant Larry Levan himself, et chez David Mancuso. Un groupe de rock français planqué derrière une saga comique avec Michel Galabru qui finit vénéré par le Saint des Saints du clubbing new-yorkais. Si un jour tu doutes encore que la musique n’a aucune logique, voilà ton exemple.

Mais le twist le plus beau arrive quelques années plus tard, à Detroit. Juan Atkins et Derrick May, les types qui ont littéralement inventé la techno dans leur garage (véridique, pas une métaphore), tombent sur ce disque. Derrick May le classera même parmi ses cinq disques préférés.

Aujourd’hui, WhoSampled recense ce morceau dans plus de cinquante tracks différents, de la house à Massive Attack ou De la soul en passant par des trucs que même moi je ne connais pas (et pourtant j’essaie). Pas mal pour un délire sorti d’une BO de comédie franchouillarde des années 70. Et si tu veux en savoir plus, tu peux écouter la disco de Martin Circus qui est réédité chez Born Bad records.

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