DE LA PAIX ET DE L’AMOUR AVEC JAMES BROWN ET AFRIKAA BAMBATAA

James Brown, dieu de la soul, ambassadeur du funk, samplé par des centaines de milliers de DJ Hip-Hop dont Afrika Bambaataa, précurseur de ce style musical né dans le Bronx et fervent défenseur de la paix, tout deux réunis le temps d’un EP de six morceaux sortis en 1984.

Dans l’ombre depuis 1984, il est temps de mettre un peu de lumière sur cette merveille que nous ont offert deux légendes de la musique, dans un crossover  intense de la funk et du hip-hop. Une ode à la paix, un plaidoyé pour l’amour, le tout sur un rythme frétillant, qui parcourt l’échine et pénètre dans la moelle procurant une irrésistible envie de se trémousser à la manière de Marine Le Pen.

« Peace, Unity, Love and Havin’ Fun », peut on les entendre scander tout au long de cet EP. Devise de la Zulu Nation, née suite à la mort tragique du meilleur ami de Bambaataa, les zulu avaient pour objectifs, à travers la musique, de véhiculer un message de paix et d’amour. Un message qu’ils tentaient d’impulser dans les rues d’un Bronx à feu et à sang et dont la hype du hip-hop était le moyen idéal de réunir les gens dans la joie et l’amour, dans des soirées loin de la violence.

De l’amour bien sur, de la paix évidemment, de l’unité entre frères et soeurs, mais aussi de l’amusement. Parce que si la paix, l’amour et l’unité sont essentiels, sans amusement, on risque fortement de se faire chier et de tomber dans un monde de bisounours. Et pour l’amusement, on peut sans aucuns doutes compter sur le funk de James Brown pour faire gigoter tout types de fessiers, sans aucunes distinctions: pas de fessophobie, de l’amour pur à s’injecter directement dans les veines.

Finalement, ces deux papas de la musique ont réussi là où tant ont échoué: enflammer le dancefloor avec un contenu intelligent et positif, le tout sans tomber dans la niaiserie.

 

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