Hier soir, la Norvège de Haaland a rappelé au Brésil une vérité qui fait mal. L’un des favoris prend la porte dès les huitièmes de finale (2-1), terrassé par le réalisme clinique des Scandinaves. Le penalty tardif de Neymar ? De l’illusion. L’assurance de la Seleção avant le match ? Du vent.
Le naufrage de la Seleção en bossa nova
J’ai vu le match et le brésil n’a rien proposé ou presque. Je n’ai pas vu de plan de jeu. Ils ont laissé le ballon aux norvégiens en espérant pouvoir les contrer avec des banderilles de Vinicius Junior. Alors oui, le penalty manqué par Bruno Guimares aurait pu changer la donne, mais je n’ai pas senti que les brésiliens pouvaient vraiment inquiéter la Norvège qui a été clinique. A chaque fois que Haaland partait, on sentait que le danger était là. Il y a un vrai déficit de talent chez les brésiliens, plus de game changer. Il n’y a plus de jeune capable de faire basculer un match tandis que la génération Marquinhos et Casimero arrive en fin de course. A l’inverse, la Norvège a su poser son jeu avec un grand Martin Ødegaard qui a su passer au dessus du quadrillage défensif brésilien. J’ai également beaucoup aimé le match de Patrick Berg, ce joueur est délicieux. Ils ont su orienter le jeu, prendre leur temps en déroulant leur football sans être embêter par Martinelli et ses amis.
Pour habiller ce naufrage générationnel, on oublie le carnaval et on pose sur la platine le classique indémodable de Marcos Valle : Mentira. Sorti en 1973, ce track de MPB/Jazz-Funk au groove chaloupé, mais profondément mélancolique raconte textuellement les faux-semblants et les promesses non tenues par la bande Carlo Ancelotti.
Un morceau suave pour une élimination au goût de cendre. La fête est finie, place à la dépression post-match.



