Gorillaz, 25 ans de groove et de génie

Gorillaz a 25 ans. Oui, un quart de siècle que Damon Albarn et Jamie Hewlett ont lâché leur monstre mutant sur le monde. Un groupe virtuel qui, ironiquement, a toujours été plus vivant que 90% (peut être plus) des formations en chair et en os. 2D, Murdoc, Russel et Noodle ne vieillissent pas, eux. Nous, si. Enfin surtout moi.

Gorillaz, un phénomène qui a tout bouleversé

Retour en 2001. MTV sature nos rétines de clips absurdes, et au milieu du chaos surgit « Clint Eastwood ». Un beat nonchalant, un flow stoner signé Del the Funky Homosapien, une animation crasseuse qui sent le DIY et la sueur. Boum. Le coup de génie. On venait de comprendre que le rock pouvait fusionner avec le hip-hop et l’électro sans s’excuser, et que la pop pouvait être intelligente sans être chiante.

Depuis, Gorillaz a tout traversé. L’euphorie electro-funk de « Demon Days » (2005), l’odyssée dystopique de « Plastic Beach » (2010), les expérimentations barrées de « The Now Now » (2018). Des collabs improbables qui deviennent des évidences : Lou Reed, De La Soul, Bobby Womack, André 3000, Bad Bunny, Beck, Slowthai… Une liste longue comme ma, enfin une longue liste.

Gorillaz, c’est une anomalie qui dure, la démonstration du génie de Damon Albarn. Un pied dans le mainstream, l’autre dans l’underground. Une main qui caresse la FM, l’autre qui dessoude les codes. Et surtout, un projet qui refuse de se répéter. Chaque album est un labo où Albarn, en mode savant fou teste des mélanges chimiques improbables. Jamie Hewlett a créé des personnages plus vrais que nature, qui évoluent, disparaissent, reviennent, le tout avec une esthétique reconnaissable entre mille.

25 ans après, on en est là : Gorillaz continue d’être un OVNI indomptable, de hanter les festivals, de réinventer les clips. Et si demain ils nous sortent un album de techno médiévale feat. Iggy Pop, Bad Bunny et Rosalía, on dira juste : « Ouais, logique. » Et j’en profite. Il parait que le prochain album se mixera avec de la musique indienne. Mais ce n’est qu’une rumeur.

Joyeux bordelversaire, Gorillaz.

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