INTERVIEW : Crache, brulot garage punk à la française

crache, band

Rencontre avec Nathan le chanteur guitariste de Crache. Leur premier disque « Plein Soleil »  est une salve d’énergie garage punk le tout chanté en français.

// Salut Nathan votre premier l’album « Plein soleil » vient de sortir comment vous sentez vous ? 

Nathan: C’est une concrétisation de tout notre travail. Les clips tout ça. On est très contents que ça sorte.

// Comment s’est fait l’enregistrement du disque ? 

Nathan: Un peu par nous même. Il a été enregistré par Arthur Hecky, l’ancien bassiste du groupe. Nous sommes allés dans une sorte de manoir avec une grande grange au mois de septembre 2025.

// J’imagine ça a apporté un coté DIY au son. Quelque chose que vous appréciez je suppose ? 

Nathan: Oui carrément on adore ça. Des processus assez simples, de l’enregistrement live. Garder un son assez brut de la captation.

// Est ce que l’album est prêt depuis un petit moment ? Est ce que c’est des compos que vous avez travaillées depuis un petit moment ? 

Nathan: Une bonne partie des morceaux ont été composée en février. Ça fait une bonne année. On les a remodelé tous ensemble. Chacun a apporté sa propre patte puis on a commencé à avoir la tracklist finale vers fin aout, début septembre.

// C’est toi qui emmène les compos dans un premier temps ? 

Nathan: Oui j’ai commencé dans la chambre avec des boites à rythmes, des synthès, des guitares. Mais là on tend à démocratiser un peu plus le processus. Avoir le truc un peu moins centré, ouvrir les choses pour la suite.

// En dehors du coté post punk, garage, votre chant est en français. Ce qui n’est pas forcément courant dans ce style. Qu’est ce qui vous a emmené au français ? 

Nathan: Trop cool que tu poses cette question. Déjà moi j’aime bien ça le coté chant en français. C’est une recherche de sens. Pendant des années j’ai eu des groupes où le chant était en anglais. Notre réalité aussi c’est que l’on tourne en France. Si le message passe et que ça résonne avec les gens en face de soi c’est encore mieux. Il y a un coté partage qui est fort.
De mon coté aussi ça me permet de ressentir les choses sans avoir la barrière de la langue.

// Vous venez de Marseille et on a un peu l’impression qu’enfin la France reconnait cette ville comme un espace rock à part entière. Marseille c’est souvent le rap et le reggae. Ça commence enfin à bouger. Comment expliques-tu que ce vivier rock comme vous, Avee Mana, Catchy Peryl, The Spitters, La flemme et pleins d’autres, ne sortait pas trop de Marseille ? 

Nathan: En tout cas c’est trop cool tu as cité tous les copains (Rires). Alors moi je suis pas originaire de Marseille à la base j’y suis arrivé en 2021. Ce qui m’a marqué quand je suis arrivé dans cette ville c’est l’entraide entre tous les musiciens. Il y a une grosse solidarité. Tout le monde répète au même endroit. On s’écoute tous les uns les autres. On se sent pas isolé. On fait des tournées à plusieurs groupes. Notre QG unique et légendaire c’est l’Intermédiaire sur La Plaine. C’est un lieu super qui nous accueille.
Cet endroit nous permet de faire rayonner notre musique au delà de cette grande ville.

// Quelles ont été les influences diverses pour la création de ce disque ? 

Nathan: Etrangement j’ai pas trop écouté de choses. J’essaye de me mettre dans une bulle. Il y a 2- 3 ans j’ai découvert « Taulard« . C’est un groupe de Grenoble génial qui chante en français. Basse, synthès , batterie avec des paroles très prenantes. J’ai toujours aussi mon background californien, Thee Oh Sees, Ty Segall… J’aime aussi beaucoup Bashung, Françoise Hardy. Un peu de tout finalement.

 

// Il y a pas mal de visuels qui sont créés par votre bassiste, Jade, elle a aussi fait la cover du disque. Comment s’est passé la création de tout votre univers ? 

Nathan: Souvent on essaye de brainstorm mais ça ne donne pas souvent de bonnes idées (Rires). Typiquement la pochette du disque c’est Jade qui l’a faite en un premier jet.
C’est une peinture qu’elle a faite. On l’a tous trouvé très belle et on est partis la dessus. Elle a cette spontanéité, un coté art brut. Pour les titres et les clips de « Mécanique antipathique » et « Les oiseaux » c’est elle qui a fait tous les masques.

 

// Vous bossez avec deux labels à savoir Howlin Banana Records et Ganache Records comment bossez vous avec les 2 ? 

Nathan: Et bien avec Tom d’Howlin, il nous a permis de faire des vinyls. C’est un format que j’aime beaucoup. Puis on a eu accès à de nouveaux groupes avec qui on a partagé la scène je pense à Flipper etc etc. On a étoffé notre réseau. Et pour Ganache avec Fabien que j’embrasse au passage, on a fait des cassettes. C’est un peu leur spécialité. On sort des cassettes avec eux depuis nos débuts.

 

// De quoi traitent vos textes ? 

Nathan: C’est assez varié. Et pas mal d’écriture automatique. Je dirais que ça parle de vouloir fuir, de peine de coeur. Rien de nouveau sous le soleil mais chacun peu s’approprier la chose.

"Plein Soleil" 1er album de Crache

 

« Plein Soleil« 
1er album de Crache

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