Tu sais, il y a des groupes qui gueulent, d’autres qui agissent. Deerhoof, eux, ils font les deux. Et cette fois, c’est pas juste pour une tournée ou un nouveau LP expérimental. Le groupe a décidé de retirer toute sa musique de Spotify. Oui, toute. Pour des raisons politiques. Et franchement ? Ça mérite qu’on s’y arrête.
Le punk indé contre les IA militaire
Daniel Ek, le boss de Spotify, a investi 700 millions de dollars dans une entreprise d’IA militaire. Une boîte baptisée Helsing, qui bosse sur des techs utilisées dans les conflits armés – Gaza compris. Deerhoof explique :
“We don’t want our music killing people.”
Et ce n’est pas juste une posture : ils dénoncent une industrie musicale devenue « un data mining scam déguisé en plateforme de streaming ». À leurs yeux, Spotify, c’est moins de la musique que de la collecte de données sous stéroïdes, adossée à des investissements douteux. On aurait pu croire que ce genre de coup de gueule, c’est réservé aux mastodontes type Neil Young ou Joni Mitchell (eux aussi partis en 2022 pour protester contre Joe Rogan). Mais non : Deerhoof, groupe DIY, punk dans l’âme, va au bout de sa logique.
Ils ne perdent presque rien (en termes de thunes) : « Spotify nous rapporte à peine quelques cents, rien à voir avec les tournées. » Et ils ne sont pas seuls : leur label, Joyful Noise Recordings, soutient la décision à 100%.
À l’heure où les artistes indés galèrent déjà à exister dans la jungle des algos, ce genre de geste est à la fois risqué et admirable. Deerhoof refuse que leur musique serve, directement ou non, à financer des drones. C’est rare de voir des artistes aller au bout de leur pensée politique sans faire de compromis. Eux le font. Et si tu veux les soutenir, c’est peut-être le moment d’aller les voir en concert.
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