Il y a des riffs qui traversent les époques, d’autres qui s’incrustent dans la pop culture, et puis il y a Seven Nation Army de The White Stripes. Sorti en 2003 sur l’album Elephant, ce riff minimaliste joué par Jack White ce bel homme sur une guitare semi-acoustique avec un effet d’octaver est devenu l’hymne universel des stades. Des tribunes de foot à la politique, impossible d’y échapper. Si mes souvenirs sont bons, ils me semblent que ce sont les supporteurs du Club de Bruges qui l’ont chanté contre Milan en coupe d’Europe après l’avoir entendu dans un bar. Comme quoi, la postérité passe par pas grand chose.
Le secret du riff
Ce qui fait sa force, c’est sa simplicité. Sept notes qui tournent en boucle, lourdes, hypnotiques, presque guerrières. Jack White lui-même avoue qu’il avait imaginé ce riff comme une ligne de basse, avant de se rendre compte qu’il tenait là un monstre.
Comment le jouer à la guitare
Pour le jouer, pas besoin de matos de folie : une guitare, un peu de disto, et c’est parti. Voici la tablature du riff principal (accordage standard) :
e|—————————|
B|—————————|
G|—————————|
D|—————————|
A|–7–7-10-7—5-3-2——–|
E|—————————|
Astuce : pour coller au son original, Jack White utilisait un pedal Whammy pour descendre l’octave et donner cette lourdeur de basse. Mais même sans, le riff claque et tout le monde le reconnaît. Jouez-le dans un bar, un stade ou même devant trois potes : tout le monde se mettra à chanter « oh oh oh oh oh oh oh ». C’est ça, la magie d’un riff qui change le monde.