L’objectif, Wire Crimes et Death From Above 1979, 3 singles à déguster

La scène indé version sauce blanche : le post-punk de L'objectif, le rock furieux de Wire Crimes et le retour de DFA 1979. Nos 3 pépites à savourer

La scène indé, c’est comme un kebabd : c’est mieux avec salade, tomate, oignons, olives et carottes rapées. Voici trois groupes et leurs singles à savourer d’urgence : L’objectif, Wire Crimes et Death From Above 1979

L’OBJECTIF – Walking Home

C’est un petit séisme dans la scène de Leeds : L’objectif a changé de line-up. Dan Richardson et Ezra Glennon ont quitté le navire, et c’est Abe Hussain (guitare) et Sam Hudson (basse) qui prennent le relais, aux côtés de Saul Kane et Louis Bullock, les deux copains d’école qui ont lancé le groupe à douze ans. Rappelons que ces gamins-là ont commencé en duo dans les salles de musique de leur lycée, alors qu’on leur interdisait l’entrée des salles de concert. Un changement de formation, pour eux, ça fait presque partie du folklore.
Ce « nouvel objectif » (oui, je me la garde, celle-là) revient aujourd’hui avec un premier single chez Dance To The Radio, label qui accueillait déjà leur album This Band Is Forever. Le morceau s’appelle « Walking Home (From The City) » et il rassure tout de suite : on y retrouve les guitares et les synthés qui ont fait la patte du groupe. Autrement dit, changer de musiciens n’a pas changé l’ADN, et on garde ce mélange de post-punk nerveux et d’indie racé qui les a fait remarquer de la scène anglaise jusqu’à Iggy Pop, rien que ça.

 

Wire Crimes et Surround

Wire Crimes, c’est le projet solo d’Adam Copeland, multi-instrumentiste et ingénieur du son, qui n’a strictement rien à voir avec Stuart. Oui, il est tout seul, mais il assure comme s’ils étaient cinq. « Surround » coche toutes les cases du morceau rock qui fait mouche : un refrain simple, qui s’installe dans la tête et refuse d’en sortir, une guitare rapide et technique qui déboule comme un orage, et une atmosphère de cavale, comme une fuite en avant dont on ne connaît pas la destination. La prod, elle, est aux petits oignons.
 

 

Death From Above 1979 et Private Lives

Death From Above 1979 revient avec le single « Private lives » qui annonce leur prochain album, le premier en 6 ans et une tournée des familles. On y retrouve le dance punk caractéristique du duo formé de Jesse F. Keeler (basse, synthés) et Sebastien Grainger (batterie, chant) : la basse ultra saturée qui fait office de guitare, une batterie martelée et des refrains qui restent en tête. « Private lives » nous parle de l’extimité et de la façon dont on n’expose nos vies sur les internets mondiales. C’est un retour qui fait plaisir et qui va enchanter nos oreilles.
 

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