Mes découvertes rock et post punk : Great Demise, Boycoy et Spanish horses

Great Demise, Boycoy et Spanish horses

Je vous propose de découvrir trois artistes post punk en devenir ou pas assez connu pour vos oreilles : Great Demise, Boy coy et Spanish horses

Great Demise et Lose your face

Je vous ai déjà causé du groupe de Chino, en Californie, à plusieurs reprises, c’est pas la première fois que je viens vous en parler, et sûrement pas la dernière. Great Demise nous ressert un rock nerveux, avec des harmonies qui lorgnent sérieusement du côté du math rock sans jamais tomber dans la démonstration technique gratuite. La batterie est trépidante, presque fébrile, elle pousse le morceau comme si elle avait un train à prendre. Les riffs, eux, sont incisifs, secs, ils tranchent plus qu’ils ne caressent.

Et comme son nom l’indique, « Lose Your Face », perdre la face, perdre son visage, comme on veut, le morceau parle de faux-semblants, de masques qu’on porte sans les voir, et surtout de ceux qui prêchent des grands discours qu’ils sont bien incapables de s’appliquer à eux-mêmes. Vous voyez le genre. On en connaît tous, des donneurs de leçons qui feraient mieux de commencer par se regarder dans le miroir.

C’est donc un extrait de leur prochain album, et ça devrait débarquer le 3 octobre prochain

 

BoyCoy et RudeBoy

Boycoy, c’est en fait un seul mec, Jaron, qui nous arrive tout droit d’Olympia. Et ce qu’il nous propose, c’est un mélange assez culotté de punk rock et de hip hop, saupoudré de gros synthés qui viennent installer une ambiance carrément oppressante, presque étouffante par moments. C’est un cran plus posé que The Skinner Brothers, moins frontal, mais crois-moi, tu vas quand même y repenser plus tard dans la journée, ça reste collé.

Ce que j’aime là-dedans, c’est ce mélange des genres qui ne cherche pas à être propre ou consensuel, et l’énergie brute qu’il y balance, comme si tout ça lui coûtait quelque chose. C’est un hymne, de gars à gars, sans fioritures. Un véritable appel à l’action, un appel à la libération, avec une idée toute simple derrière : on se libère soi-même en libérant les autres autour de soi.

 

Spanish Horses et « Hey Man (Hey Man!) », les newbies

Les Chevaux Espagnols, malgré le nom qui sonne comme une invitation aux tapas, sont en réalité anglo-français. Spanish Horses, donc, pour les intimes, nous livrent un rock bien classe, avec ce petit supplément d’âme très 90’s qu’on ne sait jamais vraiment expliquer mais qu’on reconnaît immédiatement à l’oreille.

« Hey Man (Hey Man!) », de ce que j’en ai écouté jusqu’ici, c’est clairement leur titre le plus lent, mais paradoxalement aussi le plus abouti niveau production et harmonies, comme s’ils avaient enfin trouvé le temps de peaufiner chaque détail. Il y a un petit côté nostalgique dans le son, quelque chose qui sent bon un truc qu’on n’a jamais vraiment vécu mais qui nous manque quand même. J’adore les chœurs, j’adore les guitares, vous allez en entendre parler, c’est pour moi the next big thing, voilà, c’est dit.

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