Obongjayar électrise avec « Sweet Danger », un single hypnotique avant Paradise Now

Obongjayar revient en force avec « Sweet Danger », un morceau aussi fiévreux qu’intrigant qui annonce son deuxième album Paradise Now, attendu pour le 30 mai 2025. Entre percussions percutantes et flow envoûtant, l’artiste londonien d’origine nigériane continue de redéfinir les frontières du hip-hop et de l’afro-fusion.

« Sweet Danger » : un rodéo toxique

Avec « Sweet Danger », Obongjayar nous embarque dans une course folle, portée par une production fiévreuse et un groove hypnotique. C’est moins punchy que les titres précédents, plus doux, je valide fort.

Un clip surréaliste et un album en approche

Le clip, visuellement intense, montre Obongjayar menant une procession étrange dans un hôtel délabré. Ce titre pose les bases de Paradise Now, un album de 15 titres qui s’annonce aussi riche que percutant. À noter, une collaboration très attendue avec Little Simz sur « Talk Olympics » (CA VA ETRE BON).

Une tournée et un passage en France

Pour couronner le tout, Obongjayar embarquera pour une tournée européenne cet automne, avec un concert au Trabendo (Paris) le 20 novembre 2025.

Paradise Now s’annonce déjà comme un incontournable de 2025. Prêts à plonger dans ce doux danger ?

La petite bio
Obongjayar, c’est la voix qui t’arrive droit dans le cœur, sans prévenir. Une voix de feu et de brume, venue du Nigeria, passée par les rues grises d’Angleterre, et posée sur des prods qui ne tiennent dans aucune case. Il s’appelle Steven Umoh, mais sur scène, il devient une espèce de chaman urbain, un griot du 21e siècle. Né à Calabar en 1992, élevé par sa grand-mère pendant que sa mère galérait au Royaume-Uni, il a grandi entre les prières, les silences et les refrains de rap US qui tournaient en boucle dans sa tête. Eminem, Nelly, Ciara, tout le monde y passait.

À 17 ans, il débarque en Angleterre. Il aurait pu se fondre dans le moule, rapper avec l’accent d’Atlanta, mais non. Il choisit la vérité. Il choisit son accent, son identité. Il balance ses premiers sons sur SoundCloud, et bim, Richard Russell (le boss de XL Recordings, excusez du peu) le repère. Premier EP en 2016, Home, puis Bassey en 2017, où il parle de foi, de colère, de politique, de ce que ça veut dire d’être noir et libre dans un monde qui veut te mettre dans une boîte.

Il enchaîne les collaborations qui claquent : Danny Brown, Little Simz, Sampha. Et surtout, en 2022, il balance Some Nights I Dream of Doors, un album comme un rêve éveillé, comme un cri doux dans la nuit. Nommé aux Ivor Novello Awards, parce que ouais, même les jurys de prix ont parfois du goût.

Obongjayar, c’est pas un genre, c’est un mélange : afrobeat, soul, spoken word, électro, tout ça dans un shaker émotionnel. Il te parle d’amour, de rage, de spiritualité, sans jamais te prendre de haut. Il chante comme on prie, il rappe comme on aime. C’est intense, c’est vrai. Et surtout, ça reste.

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