Poni Hoax – Everything is real. Même la fin.

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Y’a des groupes comme ça, qui débarquent dans ta vie sans frapper. T’écoutes une fois, tu comprends pas tout, mais ça reste coincé. Comme une réplique mal prononcée mais gravée dans un film que t’oublieras jamais. Poni Hoax, c’était ça. De la coldwave qui transpire, du rock avec des chaussures en cuir usé, de l’électro avec des larmes sous les synthés. Une classe bizarre, entre cabaret crade et nuit blanche sous Xanax.

De 2005 à 2017, ils ont tout donné sans jamais vraiment chercher à plaire. Ils ont sorti des disques magnifiques, joués des concerts trop rares, laissés des fans orphelins. Puis plus rien. Silence radio. Nicolas Ker est parti, comme un personnage de roman noir qui claque la porte sans se retourner. Un romantique moderne, trop sincère pour le monde, trop fatigué pour la mascarade.

Mais voilà. Ils reviennent.

Pas pour repartir en tournée ou surfer sur une hype posthume. Non. Juste pour rendre justice à ce qu’ils ont été, à ce qu’ils ont foutu dans nos veines, à cette façon unique de faire de la musique comme on jette une bouteille à la mer, comme cet antibodies qui a résonné des centaines de fois dans mes oreilles (avec le petit motif de guitare magique)

« Greatest Hits : Everything is Real » sort ce vendredi 11 avril. 17 morceaux, 3 inédits. Le genre de disque qu’on écoute dans le noir, casque vissé, avec la pluie qui gratte les vitres et le cœur qui tape trop fort.
Dedans, un bijou inattendu : Country Leather (Rough Version). Une démo de 2010, sortie d’outre-tombe. La voix de Ker y flotte, fragile et magnifique. Ce n’est pas parfait, c’est encore mieux : c’est vrai. C’est pas produit, c’est ressenti. Une ballade de fin de monde, un slow pour ceux qui restent quand la fête est finie.

Et puis, pour ceux qui aiment l’objet, un vinyle édition limitée sortira le 12 avril pour le Disquaire Day. Vous le savez, je suis pas fan mais profitez si vous le voulez, qui suis-je pour juger.

Parce que Poni Hoax n’a jamais vraiment été à la mode, ils étaient ailleurs. Et maintenant, ils sont partout, dans les souvenirs, dans les rues qu’on traverse trop tard, dans les chansons qui nous cassent en deux pour nous recoller mieux.

2 réflexions sur “Poni Hoax – Everything is real. Même la fin.”

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