The None sort At Hope : la rage propre et le punk sale

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Ils ont sorti un truc. Pas une chanson. Un crachat. Un uppercut sous Pro Plus. Ça s’appelle « At Hope », c’est anglais, ça parle de la misère, et ça te colle à la peau comme l’humidité dans les HLM de Birmingham.

The None crache « At Hope », un brûlot punk contre les euphémismes sociaux

The None, c’est pas un groupe de rock, c’est un groupe de colère. Pas la colère pour faire genre sur une pochette vinyle, non. La vraie. Celle qui tremble dans les genoux quand tu dois choisir entre payer le gaz ou faire à manger. Et là, ils viennent de sortir ce morceau, « At Hope », un titre qui semble presque doux, comme une promesse. Mais c’est un piège.
Parce qu’ »At Hope », c’est ce que disent les bureaucrates pour éviter de dire « pauvres » ou « dans la merde jusqu’au cou ». C’est du langage RH pour désigner les mômes à qui on coupe l’avenir en deux, tout en gardant le sourire pour les caméras.

Le morceau est tendu comme un câble électrique. Pas de fioritures, pas de refrains sucrés pour passer sur Radio X. Juste de la tension, de la batterie qui cogne, et une voix qui t’arrache les dents en chantant. Tu pourrais croire que c’est du post-punk. Mais non. C’est du punk d’après les illusions. D’après les slogans. D’après les rêves.

La vidéo, réalisée par Tim Mobbs, te balance dans les rues de Birmingham. C’est brut, c’est gris, c’est réel. Un peu comme si Ken Loach avait pris une guitare et gueulé dans un micro.

Et si t’as encore quelques pièces au fond de la poche trouée de ton jean, sache que le single sort en vinyle, édition ultra limitée à 250 exemplaires, chez Zennor Records. Avec une face B baptisée « In Civic Pride », parce que même leur ironie est politiquement affûtée.

Et le clip

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