Thom Yorke et Mark Pritchard balancent “Gangster” – Premier extrait de Tall Tales, et ça sent la fin du monde (mais en beau)

Thom Yorke et Mark Pritchard viennent de déposer “Gangster” dans nos oreilles, et franchement, on a envie de dire merci. Merci pour cette mélancolie électronique, ce spleen raffiné, cette claque douce à base de textures vaporeuses et de voix spectrale. Un truc beau comme un lever de soleil sur un parking abandonné.

Tall Tales : une collaboration qui s’annonce cosmique

Le morceau annonce Tall Tales, leur projet commun à venir. Ouais, on tient là un duo de rêve — le gars de Radiohead qui chante l’apocalypse intérieure et le producteur qui transforme des fréquences en paysages. Ça fait des étincelles, mais genre des étincelles en slow motion, dans un club désert, à 5h du mat.

Dans “Gangster”, la prod de Pritchard est fine comme un trait d’encre : une électro planante, presque contemplative. Thom Yorke y pose sa voix fantomatique, entre prière et hallucination. C’est flou, c’est beau, et ça te serre un peu le cœur sans que tu saches pourquoi.

Le morceau ne cherche pas à faire danser. Il t’invite à dériver. À marcher lentement dans une ville vide, à écouter les battements du monde qui s’effondre avec élégance. Et si Tall Tales reste dans cette vibe, on est peut-être en train d’assister à l’un des projets les plus sensibles et poétiques de l’année.

À écouter seul, avec un thé noir, un joint bien roulé ou juste une bonne paire de casques et un cœur ouvert.

Un communiqué de presse décrit plus en détail le son de l’album : « Tall Tales, la première sortie de York sur Warp Records, est un album multi-couche et richement texturé qui canalise à la fois plusieurs récits et plusieurs genres. Au cours de son runtime de 12 chansons éclectiques, l’album présente la maîtrise par Pritchard des machines archaiques déterrées dans les archives des synthétiseurs, guidant la musique sur des chemins inattendus et expérimentaux. Yorke offre entre-temps une performance vocale obsédante et expansive, plongeant dans la narration sombre et introspective ».



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