« Une nature sauvage » sur Netflix : spoiler, c’est pas si sauvage que ça

Alors voilà. T’as eu une journée pourrie, t’as plus de bière au frais, et tu te dis : tiens, je vais mater “Une nature sauvage” sur Netflix. Parce que l’algorithme t’a promis de grands espaces, de l’introspection et une musique folk au ralenti pendant qu’un mec regarde l’horizon. Spoiler : l’algorithme avait raison.

Le pitch de « Nature Sauvage » ou « Untamed » en anglais

Kyle Turner est agent spécial pour le Service des parcs nationaux. Oui, ça existe. Son job ? Faire respecter la loi au milieu des ours, des arbres centenaires et des rednecks trop armés. Sauf qu’un cadavre vient bousculer la tranquillité bucolique, et bim, c’est le début d’une enquête où les racines de la forêt cachent de sacrés secrets et accessoirement, celles du trauma bien enfoui de Kyle.

Entre scènes contemplatives façon Into the Wild pour darons fatigués, flashbacks à base de souvenirs douloureux,  “Une nature sauvage” coche toutes les cases du thriller forestier existentiel. C’est du polar éco-friendly, avec un cowboy mélancolique qui court après la vérité, mais aussi après lui-même.

"Une nature sauvage"

C’est beau, hein. Franchement, les paysages sont à tomber, tu as l’impression que chaque plan a été validé par National Geographic et retouché avec les filtres d’un influenceur écolo. La nature est luxuriante, les montagnes majestueuses, les silences bien pesés. On a presque envie de faire un câlin à un arbre, ou au moins d’acheter une gourde en inox de chez Decathlon.

Le personnage principal. Ah… le bon vieux beau blanc en crise existentielle, version 2025. Barbe bien taillée, chemise en lin, regard un peu triste, mais profond comme un lac jurassien. Oui, c’est toujours le même.

Les twists ? Devinez quoi : on les voit venir à 200 bornes, feux de détresse allumés, GPS à fond. Il y a le flashback dramatique, la révélation tiède, le personnage secondaire trop gentil pour être honnête. Le bingo du drame Netflix est coché case après case, et pourtant… pourtant on regarde jusqu’au bout.

Parce que malgré tout, c’est bien foutu. Alors ouais, “Une nature sauvage”, ce n’est pas la claque narrative de l’année, mais c’est un bon plaid émotionnel, à sortir un dimanche soir lors d’un orage d’été.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *