Vous êtes probablement passés à côté #12 Raphael Gualazzi

Vous êtes probablement passés à côté de Raphael Gualazzi et de Reality and Fantasy


L’Italie ce n’est pas que Ferrari, les lasagnes, les gondoles et le catenaccio. L’Italie, c’est aussi et surtout Raphael Gualazzi. Alors certains diront que le constat n’est pas objectif, qu’il est réducteur et qu’il y a aussi Zucchero. Alors OK, va pour Zucchero et vive l’objectivité.

Raphael Gualazzi est un pianiste italien aux influences jazz et blues, révélé par le concours de l’Eurovision 2011. Comme quoi, cela peut servir de tremplin aux gens talentueux !
Preuve en est, nous n’avons plus entendu parler d’Amaury Vassili qui représentait la France cette année-là.

Reality and Fantasy, c’est une introduction au kazoo, une rythmique au piano aussi simple qu’obsédante accompagnée de percussions et enfin une voix légère et inhabituelle : nous voilà plongés dans un univers mélancolique et un brin onirique.

Onirique de par le thème de la chanson et la manière dont il est abordé. R.G. nous parle de cette frontière entre réalité et fantasme, entre réel et imaginaire et elle est ici symboliquement matérialisée par un mur, souvent bien mince. Mélancolique de par l’histoire racontée qui est le constat d’un enchaînement de déceptions et de désillusions.

Pourtant, cette chanson n’est pas triste (bon ce n’est pas la plus festive non plus, je vous l’accorde).

Elle sonne comme un appel à la responsabilité personnelle, le fantasme n’étant que le fruit de notre imagination et elle nous invite à nous souvenir qu’il ne tient qu’à nous de baisser les bras… ou pas.
Elle sonne également comme un rappel car nous vivons tous des moments surréalistes où l’on se demande si l’on n’est pas en train de rêver.



Contrastant avec la voix douce de l’interprète, surgit de nulle part une voix grave que ne renierait pas « Animal » du Muppet Show (référence de vieux) pour un refrain en scat. Vous savez le scat, cette succession d’onomatopées totalement dénuées de sens du genre « doobidoo », « dadidoowa », « zgabidoowa » ou encore « tsoin tsoin » (je ne suis pas sûr à 100% pour « tsoin tsoin ») ?


Cette voix d’outre-tombe contribue à autant à l’étrangeté qu’à la beauté du morceau. Je trouve que, bien souvent, étrangeté et beauté sont des notions intimement liées. Ce morceau est délicieusement paradoxal : à la fois simple, mais bien construit, mélancolique, mais avec une rythmique finalement assez enjouée et des paroles teintées de déception, mais qui invitent à toujours se relever, et ce, peu importe le nombre de fois où l’on tombe.

Morale de l’histoire : la gravité, on l’emmerde. Alors c’est une interprétation très libre de ma part, j’en conviens.

Et je viens de recevoir un message qui me dit que l’Italie, ce serait aussi un certain Léonard de Vinci. Je ne le connais pas, mais si vous avez déjà entendu parler de cette personne n’hésitez pas le mentionner dans les commentaires, je suis toujours content de découvrir de nouveaux chanteurs.

Foncez découvrir Raphael Gualazzi et Reality and Fantasy

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