WU LYF renaît avec « A New Life Is Coming » après 13 ans de silence

Les fantômes de l’indie-rock sont de retour. WU LYF, groupe culte aussi mystérieux qu’éphémère, vient de briser 13 ans de silence avec « A New Life Is Coming ». Un come-back aussi inattendu que bouleversant, qui s’accompagne d’une tournée et de promesses d’un futur incertain.

« A New Life Is Coming » : la clameur d’un retour

WU LYF n’a rien perdu de sa fièvre incantatoire. Ce nouveau morceau retrouve la voix écorchée d’Ellery James Roberts, ses claviers brumeux et cette urgence à la frontière du sacré. « A New Life Is Coming » sonne comme une procession funèbre qui s’illumine à mesure qu’elle avance, une renaissance qui garde intacte la ferveur du groupe.

Une tournée et l’espoir d’un nouvel album ?

Le groupe ne s’arrête pas là : après cette sortie surprise, il a annoncé une série de concerts, notamment trois dates à Salford, en Angleterre, et des festivals en France et en Belgique. La question qui brûle les lèvres des fans : WU LYF compte-t-il aller plus loin et nous offrir un album ? Rien n’est moins sûr, mais après 13 ans, tout semble possible.

WU LYF : toujours insaisissable

En 2011, Go Tell Fire to the Mountain avait embrasé la scène indie avant que le groupe ne disparaisse aussi vite qu’il était apparu. Ce retour avec « A New Life Is Coming » n’efface pas leur mystique, il l’alimente. Reste à voir s’ils choisiront cette fois d’écrire un nouveau chapitre… ou de disparaître à nouveau dans les brumes.

La bio de WU LYF :

On tape dans le mythe WU LYF. Le genre de groupe qui surgit, fout un feu sacré dans la scène indé, et se casse avant que le monde comprenne ce qu’il vient de vivre. Wu Lyf, c’est pas un groupe, c’est un mirage. Une claque en plein spleen. Un cri de révolte noyé dans la reverb.

WU LYF, pour World Unite Lucifer Youth Foundation. Rien que le nom, t’as déjà l’impression d’avoir ouvert un vieux grimoire punk planqué dans un grenier mancunien. Manchester, justement. La ville où la pluie tombe avec un beat de Joy Division. Ils viennent de là, de cette ville qui a enfanté les Smiths et les hooligans. Mais eux, ils font rien comme tout le monde.

Pas de promo. Pas de visages. Pas d’interviews. Juste un son. Un mur de son même. Un truc brut, poisseux, sacré. Quelque part entre Arcade Fire, Godspeed You! Black Emperor et un prêche dément dans une église abandonnée. La voix d’Ellery Roberts ? Une gorge râpée à la pierre ponce, qui te gueule l’espoir comme s’il allait crever s’il le disait pas. Un mec qui chante comme on hurle à la lune, comme on arrache les chaînes.

En 2011, ils sortent Go Tell Fire to the Mountain. Un seul album. Mais quel album. Enregistré dans une église désaffectée de Manchester, parce que bien sûr. Onze morceaux comme des psaumes d’apocalypse. « Heavy Pop », « Dirt », « We Bros »… des hymnes pour gamins perdus, pour cœurs en bord de crise cardiaque.

Et puis, pouf. En 2012, Ellery claque la porte, et Wu Lyf s’éteint. Une étoile filante. Un suicide artistique en pleine ascension. Pas de deuxième chance. Pas de retour.

Mais le truc, c’est qu’ils sont jamais vraiment partis. Parce que Go Tell Fire…, tu le réécoutes une nuit, seul, et ça te revient comme un uppercut dans les tripes. Wu Lyf, c’est l’écho d’un cri qu’on a tous en nous. Et ça, mec, ça crève pas.

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