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Violette Fleur Bleue nous prouve que la solitude a du bon

vendredi 8 mai 2020 - Commentaire : 0

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Elle a sauvé la chanson française avec son EP sorti en décembre 2019, Violette Fleur Bleue revient Seul(e) Tout avec un nouveau titre hymne à la solitude.

Ha la chanson française, une longue série d’amours et de désamours successifs depuis de nombreuses années. Un coup, c’est le mariage et une sortie plus tard, c’est le divorce acté en justice. Charles et moi, on ne porte pas vraiment ce style dans nos cœurs. Il y a bien quelques noms qui sortent du lot, mais on reste un peu à côté.

Heureusement, dans nos cycles de Kondratieff de musique française avec des textes dans la langue de Molière (on gagne en crédibilité à sortir c’te phrase), on était tombé en amour avec Violette Fleur Bleue. Un sentiment à s’en dresser le poil en écoutant son titre Imperméable. Une voix toute douce qui fait du bien et, pour le coup, qui colle farpaitement à ce nom presque cliché.

Oui, Violette est fleur bleue. Oui, elle est romantique. Et, aujourd’hui, elle nous annonce qu’elle est toute seule. Un cœur à prendre et une voix à partager, mais – malheureusement pour nos amis lecteurs les plus romantiques – des râteaux à donner.

À quoi bon partir à la quête ?
À quoi bon t’aimer de tout mon être ?
Puisqu’à la fin je serai seule,
Je serai seule en fait.

Un titre qui exprime une solitude qui est clairement d’actualité. Notre cher Covidou nous pousse en effet à rester Seul Tout à sa façon. Un titre qui sort selon une destinée que même Guy Marchand n’aurait pas vu venir.

Et le voilà ce titre qui vient achever notre semaine. Plus que la mise en musique des stops qu’on peut foutre/se prendre sur Tinder, c’est avant tout un hymne à la solitude existentielle. Sans tomber dans la psycho à deux balles, le titre est à mi-chemin entre la douceur d’une solitude en mer et la tristesse de la solitude du désert. On a beau s’entourer, il n’y a que nous qui nous comprenons vraiment. On prend du plaisir à être seul avec soi (avec ou sans les mains) et avoir dialogué en monologue. Violette se parle. Échange avec elle-même et se rend compte que même son soi passé/futur ne comprends pas toujours son raisonnement.

Puisqu’à la fin je serai seule,
Je serai seule en fête.

Au final, Violette célèbre la solitude. La tranquillité et la quiétude. Comme je le disais plus haut, c’est sans doute le meilleur moment de penser ça. Une fois que toutes nos histoires de virus seront terminées, on se souviendra peut-être de cette sensation de confinement comme une période plutôt cool. C’était sympa de discuter avec soi.

Vous pardonnerez, j’en suis sûr, l’utilisation du thème de la solitude que je vais faire pour pouvoir parler du clip. Excusez, par la même occasion, ma psycho de niveau L2 voire pilier de comptoir. Pour être seul, il faut avoir été entouré. Pour Violette, c’est pareil, si elle arrive à exprimer un certain spleen dans son morceau, le travail d’Hector Di Napoli vient subjuguer le tout.

Il propose un clip qui, pour le coup, fonctionne également en mute. C’est en jouant sur les plans et les effets qu’il parvient à illustrer le dialogue solitaire que Violette habite. L’ambiance feutrée d’un clip en huis clos fait, encore une fois, un effet fou sur tout le clip. Sans tomber dans la claustrophobie, on est avec Violette. Seul Tout devient alors Seul Two en évitant tous les travers d’une comédie TF1 signé d’un duo comique bien trop rôdé. Travail magistral que j’espère déjà retrouver pour de nouveaux morceaux.

Je ne savais pas du tout comment finir mon article. Ça devient long pour une pépite. Après tout, c’est férié aujourd’hui et vous avez bien le temps de lire un peu plus non ?

Imperméable et Seul Tout sont tout deux tirés d’un EP : Espèce Sauvage. Un premier opus qui exprime reprend cette notion de spleen signée Baudelaire (Molière, Baudelaire… Si avec ça, je décroche pas un Pulitzer…). Une certaine mélancolie qui pourrait peut être me laisser vous caler une équation.

Violette exprime une certaine mélancolie dans Espèce Sauvage.
Baudelaire a démocratisé ce mal dans ces poèmes.
Catherine Sauvage a chanté Baudelaire.
Donc, Violette chante Baudelaire.

Là, on peut vraiment parler de Chanson Française. Non ?

Bisous du coude.

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