Quand tu as la putain de flemme

la flemme

 

Il y a des jours où le simple concept de ‘productivité’ ressemble à une insulte personnelle. Ce moment précis où ton cerveau décrète la grève générale et où tes muscles se transforment en guimauve. Quand tu as la putain de flemme, la vraie, celle qui te fait regarder la télécommande à deux mètres de toi comme si c’était le sommet de l’Everest. Tu n’es pas juste fatigué, tu es en mode économie d’énergie radicale.

C’est là que ‘Lazy’ de Deep Purple entre en scène pour valider ton état végétatif. Ce morceau est un chef-d’œuvre de nonchalance maîtrisée. L’intro à l’orgue Hammond de Jon Lord prend son temps, s’étire, bâille presque, avant que le riff de Ritchie Blackmore ne vienne s’installer confortablement.

C’est le son parfait pour accompagner ton immobilisme. Le titre ne ment pas : c’est une ode à la paresse, mais jouée avec une virtuosité insolente. Parce que quitte à ne rien foutre, autant le faire avec un groove légendaire. Si on doit passer l’après-midi à fixer le plafond en attendant que ça passe, autant que ce soit bercé par le blues le plus cool de l’histoire du rock britannique. La flemme, oui, mais avec panache.

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