Au pays des Flamands, il n’y a pas que les frites et la bière, il y a PEUK aussi !

Parlons de PEUK, trio formé il y a un an à peine et originaire de la province du Limbourg. Les sonorités Sludge et Grunge m’ont immédiatement ramené dans les années 90. A l’écoute des 11 titres de leur premier album éponyme, on distingue de suite les influences de la scène de l’époque. On citera NIRVANA (période « Bleach »), HOLE, BABES IN TOYLAND, L7 voire CAT POWER pour le côté pop/folk sans oublier SONIC YOUTH. Toutes ces influences n’altèrent en rien l’identité de PEUK qui lui est propre mais on devine que le groupe a été à bonne école.

On sent la sincérité de la musique du groupe mêlée à l’énergie Punk, à cette notion d’urgence. C’est carré, c’est propre et ça envoie du bois ! L’auditeur est de suite pris par les mélodies accrocheuses et la voix de la chanteuse et guitariste, Nele Janssens qui, lorsqu’elle devient rageuse, n’a rien à envier aux plus renommées « Riot Grrrl ».

11 titres, donc, pour un premier album qui est très prometteur et dont on espère de nombreux successeurs. Sur la première face de l’album, on passe du son très Grunge avec des titres comme « Gargamel », « Magpie », à des compositions plus progressives dans leur construction avec « Cave Person », « Skin It » puis à des chansons plus pop douces/amères très « Sonic Youthiennes » avec « Endless Spark » et «Faceless Doll In Voodoo ». Sur la seconde face, on revient à du lourd avec le riff entraînant de « Drunk In Caravan » et sa structure toute en tension. « Manipulated rats » et « Dieduwa » avec des sonorités plus Noise, « Koppijn » davantage pop avec un grain de fragilité dans la voix (d’où la référence à CAT POWER). L’album s’achève sur « Hangman » qui se veut d’abord calme (salvateur) avant que la tempête sonore refasse surface.

PEUK, c’est trois musiciens qui composent des mélodies qui ne laissent pas indifférent. C’est bon, très bon même, varié, cohérent, avec une gestion brillante de la tension et de l’énergie.

Personnellement, j’ai très hâte de les découvrir en live car cela doit être une sacrée claque !

En extrait : « Drunk In Caravan »



Pour aller plus loin et satisfaire vos oreilles comme votre curiosité, je vous invite à vous rendre sur la page BANDCAMP (un genre de MySpace, pour les plus anciens) de PEUK :​

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