Les Beastie Boys qui reviennent, en 2011, c’est un peu l’événement qu’on n’osait plus vraiment espérer. Après des années de silence radio et une santé de MCA qui inquiétait tout le monde, voilà que « Hot Sauce Committee Part Two » débarque, et avec lui ce titre, « Don’t Play No Game That I Can’t Win », où ils s’associent à Santigold.
Et franchement, ça fait du bien d’entendre que les trois lascars n’ont rien perdu de leur superbe.
Un featuring qui a du sens
Ce qui frappe direct, c’est à quel point Santigold colle parfaitement à l’univers Beastie Boys. Sa voix, un peu nonchalante, un peu détachée, vient se poser sur les flows toujours aussi vifs de Mike D, Ad-Rock et MCA sans jamais chercher à voler la vedette. C’est une collaboration qui fonctionne parce que personne n’essaie de prouver quoi que ce soit, chacun reste dans son truc, et le résultat sonne naturel, presque évident.
L’instrumental, lui, pioche clairement dans le registre reggae-dub qui a toujours fait partie de l’ADN du groupe depuis leurs débuts, avec ces basses qui roulent tranquillement et cette rythmique qui donne envie de se dandiner plus que de headbanger.
Le retour d’un groupe increvable
Ce qui me frappe surtout avec ce morceau, c’est cette impression de groupe increvable. Ça fait plus de vingt-cinq ans que les Beastie Boys trainent dans le game, ils ont traversé le hardcore punk, le hip-hop, l’expérimentation, et ils sont toujours là, toujours pertinents, toujours capables de sortir un titre qui tient la route face à des groupes qui ont la moitié de leur âge.
Note : 8/10. Pas leur titre le plus mémorable de leur discographie, mais une preuve solide qu’ils savent encore s’entourer intelligemment et qu’ils n’ont pas fini de nous surprendre.



