Blue Bendy sort « Poke », et c’est de l’art pop sur Facebook

Blue Bendy est de retour, et ça valait le coup d’attendre. Plus d’un an après leur excellent So Medieval, les Londoniens dégainent Poke, un single qui réinvente leur formule art rock / art pop avec une élégance désarmante. Oui, on dirait un cousin barré de Black Country, New Road, mais avec ce supplément de légèreté mélancolique qui leur appartient.

Blue Bendy réinvente l’art rock avec Poke

La chanson s’ouvre comme un geste discret : un poke. Souvenez-vous, ce petit bouton Facebook qu’on utilisait pour dire « hé, je pense à toi », entre flirt maladroit et blague virtuelle. Dix ans plus tard, Blue Bendy en fait une métaphore : que reste-t-il de nos connexions, de nos gestes numériques et de leur charge affective ? Ca me fait penser à tout ces gens avec lesquels je discutais sur twitter il y a quelques années. Depuis la fin du réseau, il y a plus rien ou presque (mes potos de Niort), dommage non (si vous me lisez, un petit mail çà ferait super plaisir).

Mais revenons à nos mouflons. Ma nostalgie n’est pas le sujet. Produit par Balázs Altsach, Poke marque aussi une nouvelle étape pour le groupe, qui accueille Dina Willcock (basse) et Tristan Petsola (batterie) aux côtés d’Arthur Nolan, Oliver Nolan, Olivia Morgan et Joseph Nash. Le résultat ? Presque un nouveau groupe (on diraitun mercato marseillais), un son plus dense, plus habité, qui flirte avec le chaos sans jamais s’y perdre. Les guitares bifurquent, le chant se fait tour à tour fragile et exalté, et l’ensemble touche droit au cœur.

Blue Bendy repart en tournée européenne avec un passage par Paris le 5 septembre au Popup! Si vous êtes dans le coin.

Lyrics :

Who told you I’ve gone insane?
Nothing is real, we died on that plane
I can’t be their father

Now my garden is overgrown
Close the curtain, don’t let them know
Why somethings go splatter

Extra long, you can call me bae
Pookie doubled down on the hospital stays
Ten thousand miles away
Hey, I’m six foot two of pain

Ten days down here just ends in disaster
Whatsapp me back, i can’t get there fast enough

So if the bleeding has to stop
It couldn’t hurt from this high up
Why can’t I just warn her?
I keep breaking the fantasy, it would’ve happened if it wasn’t me
Saddest shade of horny

Extra long, you can call me bae
Pookie doubled down on the hospital stays
Ten thousand miles away
Hey, I’m six foot two of pain

Ten days down here just ends in disaster
Whatsapp me back, i can’t get there faster
Ten days down here just ends in disaster
Whatsapp me back, i can’t get there fast enough
Corrupt my cheesecake, that foolish red grape
Take me in and drive away
Take me in and drive away
It spells disaster, I’ll get there faster
Take me in and drive away
Take me in and drive away

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