Sans tambour ni trompette, sans conférence de presse, ni campagne Instagram soigneusement orchestrée, Jack White vient de balancer l’annonce de son nouvel album Frozen Charlotte, prévu pour le 10 juillet prochain. Une simple mise en précommande sur le site de Third Man Records, et basta. Classique.
Jack White fait ce qu’il veut, et c’est pour ça qu’on l’aime
Bon, j’avoue, on s’en doutait un peu. Les deux singles « Derecho Demonico » et « G.O.D. And The Broken Ribs » que je vous avais partagés il y a quelques semaines sentaient clairement l’arrivée d’un nouveau projet, toujours en période bleu, tu connais. Pour l’anecdote, parce que j’adore les anecdotes, le nom de l’album vient d’une statue de carnaval des années 40 qui est tombée dans son studio et dont la tête s’est cassée. Il a récupéré un crâne bleu traînant par là, l’a collé à la place, peint le corps en blanc, et voilà : Frozen Charlotte était né. Une « Frozen Charlotte », c’est aussi une poupée penny victorienne en céramique, tirée d’une vieille chanson folk américaine sur une fille qui a gelé sur place parce qu’elle refusait de s’habiller chaudement. Voilà le genre de personnage que Jack White choisit comme avatar. Culture et rock and roll, Jack il est comme nous en fait.
Pour l’enregistrement, il s’est entouré de sa bande de potes (parce que c’est toujours mieux avec des potes) : Patrick Keeler à la batterie (oui, celui des Raconteurs), Dominic Davis à la basse et Bobby Emmett aux claviers. Tout ça enregistré dans son studio Third Man Records à Nashville. Ils sont directement rentrés en studio. 13 titres. Rock and roll intense, blues en fond de teint, et Jack à la guitare qui fait ce qu’il sait faire mieux que presque tout le monde. Sur « Dollar Bill », il se permet des effets à la Tom Morello. Cet homme, sérieusement.


