Le groupe Collective Dreams vient de lâcher son nouveau morceau, sobrement baptisé « Wemby » et si vous cherchiez la bande-son parfaite pour voir Victor Wembanyama s’envoler au-dessus de la ligne des lancers francs, arrêtez tout. Vous l’avez trouvée.
L’exercice du morceau hommage, c’est souvent casse-gueule (même si j’adore le morceau « le dernier jour de Kobe » de JP Manova). Mais Collective Dreams esquive le piège du cliché avec une classe folle. Construit autour de mélodies de guitare stratosphériques, d’une basse ultra-motrice et d’une section rythmique en mode « slow-burning » qui monte en puissance, le titre réussit le pari de traduire l’espace et le mouvement en musique. La vraie force de « Wemby », c’est son côté aérien. La mélodie est tellement planante qu’on dirait la musique exacte qui résonne dans la tête de Victor quand il décolle du sol pour aller fracasser le cercle. Il y a ce moment de suspension, ce momentum où le temps s’arrête, avant que la rythmique ne retombe comme un dunk surpuissant en plein AT&T Center.
Collective Dreams : Le combo texan qui réinvente le post-punk cinématique
Si vous aimez les étiquettes bien rangées, passez votre chemin. Débarqué tout droit de San Antonio, Texas, Collective Dreams navigue à vue (et avec classe) dans les eaux troubles entre indie rock brumeux et post-punk atmosphérique. Oubliez les égos surdimensionnés : ici, la musique se fabrique à la cool, en mode collaboratif, en empilant des guitares texturées, des rythmiques qui tabassent et des nappes sonores ultra-cinématographiques.
Sur scène, le groupe ne se contente pas de brancher les amplis. Leurs concerts sont de vraies expériences immersives et intimistes, où le son fusionne avec des visuels en stop-motion créés en direct. Bref, le genre de trip visuel et sonore qui vous chope par les tripes pour vous traîner direct dans leur univers onirique.
Bien ancré dans le paysage texan, le groupe est en train de passer la seconde. Entre de nouvelles sorties physiques et des lives hypnotiques, Collective Dreams exporte sa recette bien au-delà des frontières du Texas. Et vu la claque qu’on vient de se prendre, ce n’est que le début.



