Derrière les revers de pantalons impeccables et les barbes taillées au millimètre de Ryan Merchant et Sebu Simonian se cache une machine à tubes taillée pour l’efficacité industrielle. Avant de remplir des arènes, le duo de Los Angeles a fait ses armes en composant des jingles publicitaires. Autant dire que le sens du crochet mélodique qui hante l’oreille pendant trois jours, ils le maîtrisent sur le bout des doigts. Sorti de manière indépendante en 2011 puis propulsé sur le devant de la scène en 2012, leur premier EP éponyme pose les bases d’une electro-pop rutilante et chirurgicale.
Une efficacité taillée au scalpel
Pas de digressions instrumentales de dix minutes ni d’expérimentations abstraites ici. Capital Cities vend de l’instantané, du groove calibré pour faire sauter un festival en plein soleil.
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L’arme absolue, Safe and Sound : Une ligne de basse groovy, des synthés bondissants et cette trompette synthétique devenue instantanément iconique. Le titre est un monstre de composition, conçu pour terrasser les charts sans laisser de survivants.
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L’énergie de Kangaroo Court : Rythmique martelée, voix doublées et refrains fédérateurs. On retrouve une esthétique très proche de ce que la scène indie-pop américaine produit de plus efficace, croisant l’énergie de Passion Pit et l’accessibilité de Foster the People.
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Un habillage synth-pop millimétré : Les voix sont claires, les beats sont compressés pour taper fort et les arrangements cuivrés apportent cette touche festive faussement insouciante.
Le revers de la médaille : La formule répétitive
Soyons directs : si l’EP est d’une efficacité redoutable, il montre aussi très vite ses limites structurelles. La mécanique d’écriture est tellement rodée qu’elle en devient prévisible. Le duo applique la même recette sur chaque piste : un gimmick accrocheur, un couplet minimaliste, une explosion de cuivres/synthés au refrain. Sur un format court de cinq titres, le charme opère à 100 %. Reste à savoir si cette pop sur-vitaminée tiendra la route sur un long-format sans frôler l’overdose de sucre.
Le Verdict
Le Capital Cities EP est un coup de poing pop d’une précision commerciale redoutable. C’est frais, c’est taillé pour l’été 2012, et c’est porté par un hymne incontournable qui va squatter les radios mondiales pendant un bon moment. Un projet calibré au millimètre pour les amateurs d’electro-pop catchy, dynamique et sans prise de tête.


