Charles Bradley (featuring The Budos Band) – Changes (Black Sabbath cover)

 

 

Une perle avec du bonheur dedans, signée par l’ami Charles et ses potes de The Budos Band. Voilà comment j’ai envie de vous présenter la chose, et honnêtement je ne suis pas sûr de trouver mieux après coup.

« L’ami Charles », c’est Charles Bradley, le Screaming Eagle of Soul himself, celui qui imitait James Brown sous le nom de Black Velvet avant que Gabriel Roth le repère et le fasse entrer dans la famille Daptone. Et le morceau en question, c’est sa reprise de « Changes », la ballade de Black Sabbath tirée de leur album Vol. 4 (1972), qu’il attrape à bras-le-corps avec la complicité de The Budos Band derrière lui. Intro un peu foufou, une petite paupiette de saxo qui vient se poser là où on ne l’attend pas forcément, et puis la batterie qui débarque comme un vrai Kinder Surprise : t’sais que ça va arriver, mais la surprise reste entière à chaque fois.

Une chanson qui traîne depuis un moment avant d’exploser

Le truc marrant avec « Changes », c’est que ça n’est pas né d’hier. Le titre sort une première fois en 2013, en single Record Store Day Black Friday, façon petit cadeau réservé aux fondus de vinyle qui font la queue devant les disquaires à des heures indécentes. Ça traîne, ça tourne sous le manteau, et puis en 2016 la chanson devient carrément le titre-phare et le nom de l’album entier, publié le 1er avril chez Dunham, l’écurie de Daptone. Autant dire que le Sabbath n’avait probablement pas prévu que sa ballade la plus mélancolique finirait un jour retapissée de cuivres et de soul brute par un groupe de Staten Island.

Bradley lui-même racontait que le morceau le renvoyait direct à sa mère, et à tout ce qui a changé dans sa vie après sa disparition. Ça s’entend. Ce n’est pas une reprise-gadget posée là pour cocher la case « on a repris un classique du rock », c’est une histoire personnelle qui vient se greffer sur une mélodie qui n’attendait que ça.

Le calendrier de l’avent permanent de Daptone

C’est un peu ça, Daptone Records : un calendrier de l’avent qui ne s’arrête jamais un 25 décembre, où chaque petite case ouverte balance une pépite soul-funk qu’on n’espérait plus. Je vous conseillais de vous abonner à leur chaîne Soundcloud pour fouiller dans tout ça tranquillement chez vous. En fait non, ne le faites pas : je m’en occupe, je vous les publierai ici au fur et à mesure. C’est vraiment du bonheur, et le bonheur, ça se partage, mais à mon rythme à moi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *