CHRONIQUE: « I Wrote You A Letter », le dernier bébé de M83

CHRONIQUE: "I Wrote You A Letter", le dernier bébé de M83

Vendredi c’est jour de sortie. Et M83 ne déroge pas à la règle. Bordel, c’est déjà le dixième album d’Anthony Gonzales et son groupe. Et en mettant de côté les très bonnes productions pour diverses soundtracks de films, il y avait déjà trois belles années écoulées depuis le dernier et très bon LP « Fantasy ». Et on ne va pas se cacher, on a pas honte de les écouter en big 2026.

Pour certains, c’est un One Hit Wonder, pour d’autres, « Hurry Up We’re Dreaming » fait partie des meilleurs albums du XXIe siècle. On vous laisse décider de quel coté de la frontière nous nous trouvons…

C’est comment « I Wrote You A Letter »?

Le travail de nos français est titanesque. Neuf petits titres, qui font voyager. Quarante minutes aux diverses références. Le travail abordés sur les différents films se font ressentir et ça fait du bien. Entre éléctro, envolées, saxo, claviers qui perforent, la décima du groupe est cohérente malgré les nombreuses explorations. C’est aussi ce qui en fait sa particularité. Les titres s’enchainent avec douceur, entreposées de quelques rares voix. C’est donc un album presque instrumental qui voit le joue en ce 25 septembre. Et il peut s’écouter à bien des moments. Mais c’est surtout l’allier parfait pour travailler.

En fait, il suffit d’écouter « Blister Sunrise » en ouverture pour retrouver ce qui va composer cet opus. Un condensé de ce qu’ils font de mieux. Une proposition forte, du clavier, quelques vocales venues de loin et parfois un peu de repos. On avait le temps de s’y faire pourtant, le single est sorti il y a trois semaines.

Le pinacle de l’album intervient très vite avec le titre « Opera ». Qui commence strident, aux synhtés omniprésents tout droits venus de l’hyperespace. C’est texturé, lancinant, et si joliment produit. On voyage, avec notre temps, dans le temps, et on se perd entre ces quasi 7 minutes de tourmente émotionnelle. Rendez vous dans le Los Angeles de 2019 made in Blade Runner.

 

« Siren / Behold » s’inscrit notamment dans cette continuité et se permet même des touches jazzy. Une liberté que le band aime s’octroyer pour notre plus grand plaisir et que les fans de neo-noir devraient apprécier.

Verdict?

Au delà des classiques qu’ils ont pu livrer au fil des années, M83 c’est un peu le groupe que tu redécouvres album après album, et qui continue son cheminement dans la bande son d’une vie. Nos frenchy traverse les âges sans perdre leur essence. Toujours avec un shoegaze qui reflète les néons. Le lettre écrite par M83 est une énième réussite et elle est à déguster sans modération. Vingt cinq ans de carrière (déjà), célébrée de la plus belle des manières.

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