Un basse qui vrille dans ta cage thoracique, une guitare noyée dans la réverb’, et cette voix… nonchalante mais prête à mordre. Django Duyns, Hollandais mystérieux, débarque avec Running Wild, un morceau qui pue les pavés humides, l’errance urbaine et les lendemains crasseux.
Django Duyns, a poor lonesome cowboy
Il balance un rock nostalgique aux allures de bande-son d’un film noir. C’est tendu, un peu cowboy céleste, un peu dandy décadent. Les mots sont susurrés plus que chantés, comme s’il racontait une fuite qu’il ne veut pas trop expliquer. Ou un truc qu’il regrette à moitié.
C’est classe, c’est trouble, et surtout : ça accroche. Le genre de son qu’on écoute seul, casque vissé, à regarder les néons se refléter sur les flaques. Pas de refrains hurlés, pas de climax grandiloquent. Juste un spleen qui s’installe et refuse de te lâcher.
Bref, Running Wild porte bien son nom : Django Duyns court, mais pas au hasard. Il file droit dans ton cortex.