Sans crier gare de l’est, sans single ni trompettes, les gens biens de OSEES viennent de balancer l’album « OFF COURSE » sorti aujourd’hui sur le label Deathgod (celui co-fondé par John Dwyer), toujours en majuscule parce que ça s’écoute fort
MEGA SURPRISE, OSEES BALANCE « OFF COURSE »
Moi j’aime bien les surprises et j’aime bien OSEES donc ça fait plaisir, surtout à l’heure de l’apéro. Pour concevoir le projet, la bande à Dwyer ce bel homme a décidé de débrancher le cerveau et de rebrancher les vieux réflexes. Fini les structures trop intellectualisées, retour à la méthode « cauldron » (le chaudron). John Dwyer explique :
« On a jammé, jammé et jammé. J’ai ramené les bandes à la maison pour polir ces morceaux mutants. Un album qui se demande où bordel on est, et comment on a atterri là. Un signal envoyé dans les ténèbres. On est là. On est vivants. Et on est ensemble.»
Pour la faire courte, ils ont fait des sessions de jam en condition live. John Dwyer a poli ensuite le tout et rajouté les voix des potes invités. IL y a du long, il y a du court, il y a qui te mort la jambe et il y a du groovy. Par contre c’est toujours aussi psyché avec ces nappes qui t’emmenent loin.
Je sais pas vous, mais pour moi ça sent la session discographie complète tout le weekend. Ah et avant que j’oublie. Ils seront le 3 juillet à l’épcerie moderne à Lyon
OSEES, c’est quoi le projet pour les retardataires ?
Si tu débarques et que tu te demandes pourquoi on s’excite dès qu’un mec à moustache sort un disque, petite piqûre de rappel. Mené par l’infatigable hyperactif John Dwyer, le groupe a changé de nom plus souvent que de chemise (The Ohsees, Thee Oh Sees, Oh Sees…). Originaire de San Francisco avant de migrer à Los Angeles, la formation est la colonne vertébrale du garage rock psychédélique mondial depuis le début des années 2000.
Leur marque de fabrique ? Une discographie pléthorique (on frôle la trentaine d’albums), une configuration scénique légendaire avec deux batteurs qui frappent en synchro pour te pilonner les côtes, et une fâcheuse tendance à mélanger le punk, le krautrock et la science-fiction rétro. Bref, une machine de guerre qui ne connaît pas le mot « repos ».



