Tout va bien, vraiment ? Avec un titre pareil, Everything’s Fine, on se doute bien que Doops ne parle pas météo ni barbecue. Le trio de reading balance un morceau tendu comme un fil électrique, nourri d’angoisse douce, de désillusion rampante, de post punk et de vibes 90’s.
« Everything’s Fine » ou pas
Le son est d’une sobriété perverse : une nappe d’accords brumeux, des lignes de basse moites, une batterie quasi désincarnée et, surtout, cette voix qui ne cesse de répéter que tout va bien. Spoiler : tout va mal. Et c’est précisément là que réside la force du morceau. Dans cette ironie glaçante, dans cette répétition qui devient presque un mantra dystopique. C’est une alarme sans sirène mais avec des gros riffs à l’intérieur.
La construction du titre est d’une élégance folle : montée lente, tension souterraine
ou en live
A propos du morceau, le groupe a déclaré :
« Ce morceau est né de la frustration », explique Andy, du groupe. « Il a commencé comme un instrumental avec un quatrième membre, Cameron, et a évolué vers quelque chose qui nous correspondait parfaitement. Côté paroles, c’est plus direct que tout ce que nous avons fait jusqu’à présent. Il parle de grandir – pas de la version idyllique, mais de celle où l’on fait des choix difficiles et où l’on réalise que « tout va bien » est peut-être le meilleur. Ça peut être acceptable. Ça peut même être beau. »