DOPAMINE CHAMBER, la nouvelle pépite de Fontaines DC

Dopamine Chamber

Deux toutes petites années après « Romance« , le meilleur album de 2024 d’ailleurs, Fontaines DC continue son ascension fulgurante avec Dopamine Chamber. Leur cinquième album (déjà). On vous dit ce qu’on en a pensé, et promis, avec objectivité, toujours.

FDC, c’est le raz de marée de ces dernières années de la scène rock mondiale. Il suffit de regarder la gueule de la prochaine tournée d’arena qui annonce complet en quelques minutes. Les irlandais tapent fort. « Dopamine Chamber » se faisait donc attendre au tournant.

Continuité ?

Dur dur de passer après « Romance », tant sa cohérence et sa pop ont fait pété le groupe aux yeux du monde entier. Et le premier single sorti en août dernier, « Marianne », allait plutôt dans cette direction, avec une légère retenue. Le travail effectué aux violons mélangés aux synthétiseurs est d’une beauté sans nom.

Le spleen qui se dégage de cet album est presque aussi bon que son prédécesseur, à l’image du titre « Mimesis », qui est notre coup de cœur de cet album. Mais le groupe ne se perd pas dans ses explorations. « Happy For You » par exemple est plus organique, et énervé par moment. Plus semblable à l’image des premières productions des dublinois.

« Dopamine Chamber », c’est un peu le « In This Light And On This Evening » d’Editors. Un peu un statut d’ovni dans une discographie bien remplie et qui nous occupe lors de longue soirées automnales et hivernales. Avec un post-punk gonflé aux synthés qui lui donne une substance assez folle et qui vient mettre un gros coup de savate dans ce qu’ils savaient déjà faire. Et bien.

« Tongue » est sympa mais on la trouve tout de même un ton en dessous, avant de laisser sa place à un lancinant « One Man » d’un joli acabit, lui aussi.

 

La surprise Rosalía

« Where Is Gone » est peut-être (sûrement) le morceau de l’album. Personne ne l’avait demandé, et pourtant c’est l’une des claques de ce LP. On en a déjà parlé ici, mais on va continuer la propagande, on n’en a rien à foutre. La batterie y est incroyable. Les voix de Grian et Rosalia qui s’entremêlent et qui nous livrent un des plus beaux banger de 2026 qu’aucun d’entre- nous n’avait vu venir. C’est juste dommage que le prochain James Bond de Denis Villeneuve et Steven Knight ne sorte pas cette année, parce que le theme song du générique était tout trouvé… Le titre peut concourir pour le meilleur morceau de 007 à ne pas apparaitre dans un film du célèbre espion anglais.

Pour finir

Même si on est loin d’un Dogrel ou d’un Skinty Fia musicalement, Fontaines DC continue d’expérimenter en rajoutant dans ses bagages des teintes électroniques qui sont loin de nous déplaire. Et même si « Romance » reste un album plus consistant et bien plus tubesque, « Dopamine Chamber » va bien vieillir et sera loin d’être un épouvantail dans une discographie qui s’étoffe avec brio tous les deux ans. On a déjà hâte de les voir défendre ces morceaux en live.

©Romain Harel. Nuits de Fourvières 2025

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