HUNGRY DIRTY BABY, de Mademoiselle K

Avant, j’aimais pas Mademoiselle K. Ses textes emplis de cucuterie sur fond d’histoires d’amour contrariées me laissaient absolument de marbre. Et puis elle a disparu, ou alors on a moins entendu parler d’elle, je ne sais plus. C’est la magie des rencontres sur Twitter qui m’a fait découvrir son dernier album, sorti en janvier 2015.

Un album fruit d’un travail indépendant et de nombreux voyages, puisque Mademoiselle K s’est vu refuser tout soutien de la part de son label de l’époque qui ne croyait pas en son projet de chanter en anglais (alors qu’on a très bien vu que ça marchait pour Shaka Ponk, Phoenix et j’en passe, mais bon…). Bref, dégoûtée mais déterminée, elle a fondé son propre label, baptisé Kravache.

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Mademoiselle K s’est donc battue pour sortir cet album ultra léché, quelque part entre le rock garage et californien. Ce qu’on sait, c’est qu’elle en a gros, et pas comme en 2006. Là, c’est pour de vrai. Et ça s’entend, comme dans GLORY ou R U SWIMMING ?, premiers singles de HUNGRY DIRTY BABY, qui montre encore une fois que la création ne peut être meilleure que dans un contexte de liberté. C’est ce que montre aussi LOVE ROBOTS, la track douce et lancinante mise en avant ici (la basse, encore et toujours…). Mademoiselle K sait aussi être tendre. Torturée, mais tendre.

3 commentaires

  • Franck
    Franck

    Réduire 10 ans de carrière et 3 albums à des « textes emplis de cucuterie sur fond d’histoires d’amour contrariées », faut effectivement pas aimer pour en parler de cette façon.
    Mademoiselle K s’est beaucoup battu pour sortir ce quatrième album, ça c’est vrai, mais d’où sors tu qu’elle « s’est vu refuser tout un tas de partenariats avec des labels qui, tour à tour, refusaient son projet de chanter en anglais » ? C’est totalement faux, elle était sous contrat dans une maison de disques, à l’époque EMI Music, rachetée par Warner et devenue Parlophone. La nouvelle direction n’a pas voulu écouter ses nouveaux titres, ils ne lui ont pas fait confiance, et elle leur a claqué la porte à la gueule, pour monter Kravache, mais ça a pris du temps, elle était alors en pré tournée en 2014.
    Quand on écrit un article sur une artiste, on se doit de connaître un minimum son sujet.

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    • angelixir
      angelixir

      Ah, j’avais oublié à quel point donner une opinion sur ses goûts musicaux sur internet pouvait être « controversé », de nos jours. Désolée de décevoir hein, mais je déteste toujours autant les 2 premiers albums studio de Mademoiselle K, je trouve qu’ils sont cuculs, et c’est pas un fanboy fougueux qui me fera changer d’avis 😉
      Cela dit, j’ai entendu la critique pour le petit point de détail du label (toutes les versions de l’histoire sont cependant trouvables facilement sur google, ça passe de « sa maison de disques » à « plusieurs maisons de disques », à partir de là, comment s’y retrouver ?). Effectivement, ce ne sont pas « des refus » mais « un refus ». L’article a été modifié en conséquence. En espérant que cette erreur insignifiante n’ait pas trop provoqué d’ulcères, on sait jamais, ça pourrait être grave, comme quiproquo… En attendant, je me permets de rappeler que j’écris ici en tant que bénévole. Si tu veux montrer à quel point tu es professionnel, Franck, rien ne t’empêche de postuler pour devenir chroniqueur bénévole et nous montrer à tous à quel point tu es meilleur que les autres. Sur ce… 😉

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      • Franck
        Franck

        Je n’entendais pas te faire changer d’avis, on aime ou on aime pas, ça ne me dérange pas, mais ce sont les termes employés que je jugeais trop réducteurs, faire passer l’idée que l’essentiel de l’œuvre de Mademoiselle K se résume à des chansons d’amours malheureux n’est, à mon sens, pas objectif, elle n’a pas écrit que Jalouse.
        Tu me réponds avec beaucoup de sarcasmes, mais écrire une critique, un article, donner son opinion, c’est une liberté qui t’expose à celui de tes lecteurs, tu dois l’accepter. J’ai lu beaucoup d’articles, sur le net, à son sujet, il y a de tout, il y en a qui sont rédigés avec rigueur et conscience, d’autres avec beaucoup de laisser aller, ce qui je l’avoue, a le don de m’exaspérer. Mais je n’ai aucune prétention, je suis intervenu pour apporter des précisions sur des informations que je savais être erronées. Merci pour la rectification, et sans rancunes 😉

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