Jerskin Fendrix : le baroque kid qui murmure des oratorios chelous à tes tympans

Jerskin Fendrix, c’est ce type que t’aurais évité à la soirée parce qu’il parle en vieil anglais et qu’il a toujours l’air d’avoir une symphonie dans la tête. Et pourtant, c’est lui qui a pondu Winterreise, un album sorti en 2020 qui t’attrape par le col et te murmure des choses bizarres à l’oreille. De la pop expérimentale ? Du théâtre électro ? Du romantisme déstructuré ? Un peu tout ça, et beaucoup plus.

De Cambridge à Hollywood, en passant par un squat mental peuplé de cuivres déchaînés

Il a grandi dans le Shropshire (personne ne sait vraiment où c’est), il a étudié la musique classique à Cambridge (mais il aurait pu finir dans un squat berlinois à faire des installations sonores avec des fourchettes), et il a décidé que les règles de la musique pop étaient faites pour être violées. En beauté.

Et puis, en 2023, boum : le mec débarque à Hollywood par la grande porte. Yorgos Lanthimos (le type qui fait des films chelous avec des lapins morts et des silences gênants) lui confie la BO de Poor Things. Résultat : une partition aussi baroque qu’un festin d’huîtres dans une fusée, qui colle parfaitement à l’univers bizarre du film. On parle même d’Oscar, c’est dire.

Jerskin, c’est pas juste un compositeur. C’est un électron libre qui a décidé de foutre un peu le dawa dans le bon goût établi. Preuve en est. Sans crier gare de l’est, il sort un freestyle étonnant, complétement fou avec des cuivres qui partent dans tous les sens. Lui chante, parle comme un prédicateur sous MDMA. Il t’attrape par le col et te fait ouvrir les oreilles. Tu vas adorer.

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